samedi 29 juillet 2023

Sujet du Merc. 02 Aout 2023 : POURQUOI ÊTRE PLUTÔT QUE NE PAS ÊTRE ?

 

POURQUOI ÊTRE  PLUTÔT  QUE  NE  PAS  ÊTRE ?


Réponse de Chat GPT.4 : La question de "pourquoi être plutôt que ne pas être" est profondément philosophique et a été débattue depuis des siècles. Elle touche à des concepts tels que la signification de la vie, l'existence de Dieu, le but de l'existence humaine et la nature de l'existence elle-même.

Certains philosophes ont soutenu que l'existence est préférable au néant car elle permet d'expérimenter et de ressentir différentes émotions et sensations, de créer des relations avec autrui, de connaître et de comprendre le monde qui nous entoure. Ils soutiennent que l’existence offre la possibilité de développer le bonheur, le sens de la vie et la réalisation personnelle.

D'autres pensent que la question de "pourquoi être plutôt que ne pas être" n'a pas de réponse définitive, et que chacun est libre de donner un sens à sa propre existence. Ils soutiennent

qu'il est important d'explorer et de trouver sa propre signification et but dans la vie, qu'il soit lié à

la réalisation personnelle, au service des autres, à la contribution à la société ou à la recherche de la vérité.

En fin de compte, la réponse à cette question peut varier en fonction des croyances, des valeurs et des expériences individuelles de chaque personne. Certains peuvent trouver une grande valeur l'existence, tandis que d'autres peuvent trouver des raisons de préférer le néant.

 

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On reste confondu par l’infirmité du texte de Chat GPT.4. Le contenu est quelque peu surfait, incomplet voire parfois indigent comme reflétant la doxa contemporaine.

 

En effet le problème de l’« être » (l’ontologie) avait d’emblée interpellé les philosophes présocratiques, dits « philosophes de la nature ». « Les choses, le monde changent-ils ou sont-ils immuables » se demandaient-ils. Et qu’en est-il du mouvement, qui n’est en fait qu’un changement correspondant à un déplacement dans le temps et l’étendue ?

 

Les philosophies de Parménide et de Héraclite s’opposaient sans pourtant épuiser la question. La première établissait le principe d’identité. Une chose, tout objet est ou n’est pas et ne saurait à la fois être et ne pas être. Bravo, Parménide ! Lapalisse n’aurait pas dit mieux. En opposition, Héraclite reconnaissait que tout change tout le temps. On ne se baigne jamais deux fois dans le même fleuve. Bravo, on l’avait peut-être déjà remarqué.

 

Il fallait cependant dépasser l’aporie de la réunion de deux vérités contradictoires qui devaient néanmoins parvenir à parfaitement se conjuguer ensemble. Reconnaître qu’à tout instant un objet est effectivement ; et qu’à l’instant suivant, il n’est déjà plus tout à fait le même ni tout à fait un autre. Hé, il est autre mais il est toujours lui-même, du moins pour la plus grande part. Il est quelque peu différent de ce qu’il était l’instant d’avant. Et le monde autour de lui a, lui aussi, changé. Ainsi ce dernier nous détermine-t-il différemment d’avant. Ce qui fait que par lui nous changeons ; et qu’ensuite par rétroaction, lui aussi. Et ainsi de suite.

 

Autrement dit et contrairement aux vues de Platon, tout comme le monde nous ne sommes pas des entités (pré)établies une fois pour toutes. Et encore moins à l’avance, comme sortis d’un moule unique, celui de l’« Idée de l’Être Homme » dont nous ne serions que l’apparence imparfaite nous confinant au non-être et au néant. Nous ne sommes donc pas des apparences sans existence.

 

Non, par l’acquisition de connaissances authentiques auxquelles tend la philosophie, il nous faut faire des choix (devoir éthique ?) parmi toutes les choses et les circonstances changeantes qui nous déterminent (cf Epicure et Spinoza). C’est ainsi que se définit la liberté des hommes pour lesquels ne saurait exister l’apriori des philosophies idéalistes du soi-disant « libre arbitre ». Nous n’avons qu’une liberté fort limitée, des degrés de liberté qui évoluent imperceptiblement tout au long des instants qui s’égrènent dans le temps (cf Spinoza).

 

Cette réalité de l’évolution de toute chose et du monde, Darwin l’avait assez récemment et clairement induite des multiples observations qu’il faisait de la nature et des êtres vivants. Parmi elles, à domicile et jusqu’à son âge le plus avancé, il y eut ses expériences et observations de vers évoluant dans différents échantillons de terre. Ces derniers étaient eux-mêmes en évolution par l’action des vers de terre qui y évoluaient eux aussi en retour.

 

Marx reconnut alors qu’on avait philosophé à suffisance. Et qu’il fallait maintenant, à tout instant, exercer ses degrés de liberté par l’action au sein de la situation du moment qui les définit.

 

Finalement pour ramener à soi les éléments de notre argumentation, l’apparent dilemme de savoir s’il vaut mieux « être plutôt que ne pas être » se résout par le fait que tout être évolue sans cesse et est ainsi toujours autre. L’ « être » est tout le temps et partout en devenir dans une situation elle aussi toujours changeante, suivant des pas de temps plus ou moins long. Tout cela en fonction de ce constant (élément de stabilité) processus d’évolution (élément de changement) des choses et des causes qui les déterminent.

 

Par le fait d’ainsi exister réalisons-nous notre « être » du moment et modifions-nous le monde en retour. Nos degrés de liberté se concrétisent par les actions que nous entreprenons à partir des choix que nous posons dans un monde en constant changement.

 

De cette façon pouvons-nous échapper aux menées totalitaires des philosophes idéalistes et de leurs comparses poursuivant leurs intérêts communs. Il peut s’agir des dogmes absolus notamment de l’idéalisme à la Platon s’affirmant d’emblée comme tels et toujours bien vivaces aujourd’hui. Ou de ceux du « tout se vaut, rien ne vaut en vérité » du relativisme contemporain. Confinant in fine au nihilisme par lequel l’opinion ou conviction affirmée du plus puissant pré-vaut au détriment de tous. Sauf de lui-même, de ses acolytes et de ses sbires.

 

L’action en connaissance de cause semble bien devoir s’imposer à nous.

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