mardi 3 janvier 2023

Sujet du Merc. 04 Janvier 2023 : Le rêve américain : mythe ou réalité ?

 

Le rêve américain : mythe ou réalité ?

C’est l’historien James Truslow Adams qui l’utilisa pour la première fois en 1931. L’expression du rêve américains, dans son ouvrage « The Epic of America » dépeint une image idyllique de l’histoire américaine et des américains. Il y décrivait notamment ce rêve selon lequel le territoire américain offrirait une vie meilleure pour tous avec des opportunités pour chacun. Partant de rien, un simple citoyen lambda pouvait arriver à faire fortune aux Etats Unis, le pays de tous les possibles. Son idée était de dire que peu importe la position sociale à laquelle on appartient ou le lieu dans lequel on est né, aux Etats Unis chacun peut atteindre le sommet s’il s’en donne les moyens.

Aujourd’hui, l’expression est factuellement plus qu’un « mythe américain ». Elle est inscrite dans la Déclaration d’Indépendance des Etats-Unis en disant : « Nous considérons que ces vérités sont évidentes, que tous les hommes ont été créés égaux, qu’ils ont été dotés par leur Créateur de certains droits inaliénables qui sont notamment la Vie, la Liberté et la poursuite du Bonheur ».

Ce texte est particulièrement influencé par le philosophe John Locke.     

Ce rêve américain a par la suite été alimenté par les ressources quasi inépuisables du pays. Aussi, depuis toujours, les ressources naturelles du pays ont concouru à sa prospérité, ainsi que la taille du territoire qui favorise et permet une agriculture extensive. Ouvert sur deux océans, cela a rendu les échanges commerciaux plus aisés. De plus, l’aspect cosmopolite du pays génère toujours plus d’idées novatrices qui touchent une large tranche de la population.

Il y a également le fait que ce pays dès son indépendance aura une constitution et l’un des premier régime démocratique, très bien décrit par Aléxis de Tocqueville.

Ces caractéristiques sont exacerbées par une culture populaire entretenue par un cinéma commercial qui est né avec l’exaltation de l’histoire récente Américaine à savoir le western. En effet ce genre cinématographique repose sur une période très précise après la guerre de sécession 1865 et avant le développement d’une nation industrielle 1890. Les films les plus intéressants vont parler de la conquête de l’ouest alimenté par une forte immigration. Mais la majorité se limitent à des histoires de vengeances ou de rivalité entre cowboys.

Mais il existe une autre interprétation plus simpliste de « l’American Dream » où ce grand pays serait porteur de valeurs qui incitent chacun à viser le sommet. Se donner à fond, ne pas s’arrêter sur un échec, entre autres, sont des notions qui font que les meilleurs sont au top de leur domaine. Bien plus qu’un espoir, les USA promettent une vie aisée pour tous ceux qui parviennent en haut du classement. Cette image est parfaitement restituée dans le film » Rocky » avec Sylvester Stallone jusqu’à la caricature bien qu’il soit tiré partiellement d’une histoire vraie.

Sauf que le critère le plus intéressant sur ce sujet concerne l’immigration qui là colle parfaitement à l’histoire du pays. Pour cela les chiffres sont éloquents, à la déclaration d’indépendance en 1776 les USA représente 4 millions d’habitants aujourd’hui ils sont 330 millions. Et pour ceux (ho pardon, on dit celles et ceux ) qui pensent que cela fait partie de l’histoire ancienne on peut affiner la progression. En 1981 ils étaient 220 millions alors qu’en 2008 ils représentaient déjà 325 millions d’habitants.

Je serai tenté de dire que c’est le seul pays qui a réussi partiellement le principe du multiculturalisme avec une forte immigration souvent accompagné d’un communautarisme inévitable. C’est le thème très bien développé dans la comédie musical West Side Story où une forte communauté hispanique malgré un repli identitaire se sent très Américaine et ils le chantent.

Il faut reconnaitre aux USA une qualité, c’est une sorte de modèle ou de laboratoire des mécanismes d’immigrations avec ses réussites et ses échecs. Mais cet accroissement de population continu témoigne de l’attractivité et de la réussite de ce grand pays.

Je vais finir par une plaisanterie :

Les Juifs en Allemagne dans les années 30 étaient partagés, devant la montée du Nazisme et de l’antisémitisme, il y avait les optimistes et les pessimistes.

Les optimistes ont fini à Auschwitz.

Les pessimistes ont fini à Hollywood

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