dimanche 3 décembre 2017

Sujet du Mercredi 6 décembre 2017 : L’écologisme n’est pas la solution, c’est le problème.



L’écologisme n’est pas la solution, c’est le problème.

Phase 1 : La planète est en danger. La couche d’ozone s’agrandissait, les ouragans ravagent les côtes US, il fait plus chaud. Les vaches et les usines dégagent trop de méthane. La glace fond. La mer monte. C’est la messe médiatique quotidienne diffusée par nos quelques 400 chaînes (qui portent bien leur nom !) ou des « spécialistes » succèdent à des « reconstitutions » plus vraies que vraies de ce que sera …. Notre demain catastrophique, forcément catastrophique.

Phase 2 : tout cela est possible parce que l’homme (avec un grand H) a dépassé la nature. Hier en « harmonie » avec elle (il faut ne pas connaitre la nature pour rêver à une harmonie homme /nature …. Naturelle), il est devenu son pire ennemi (donc ennemi de lui-même !). La technique lui a fourni les moyens pour arracher à la terre de quoi fondre les métaux, faire de l’électricité et des moteurs à explosion ……

Phase 3 : danger + homme ignorant de sa puissance (ou conscient de ses intérêts égoïstes) = nécessité d’une grande rééducation par l’écologie politique : l’écologisme.
L’écologie : Science qui étudie les relations entre les êtres vivants (humains, animaux, végétaux) et le milieu organique ou inorganique dans lequel ils vivent, ne sert, dans le discours de l’écologisme, que de cache sexe. 
L’écologisme et à l’écologie, ce que l’astrologie est à l’astronomie.

Donc ne pas confondre écologue et écologiste ! Science et baratin.

Prenons un exemple pour démasquer la méthode : Déclencher la peur –> fournir des « preuves » -> justifier des mesures politiques et économiques (extraits Mediapart 10/01/2016):

                                        « Le réchauffement climatique anthropique. »

En 1979, à Genève, se tient la première Conférence mondiale sur le climat. Alors que la crainte dans ces années-là était celle d'un refroidissement planétaire, est déclaré que le dioxyde de carbone(CO2) émis par les activités humaines pourrait réchauffer la planète et avoir de graves  conséquences. Très opportuniste, Margaret Thatcher s'empare de cette pensée nouvelle pour faire la promotion de l'énergie nucléaire. La France déjà très engagée dans le nucléaire, sous la présidence de François Mitterrand, avec Jacques Delors président de la Commission européenne et représentant la France lors des grands sommets internationaux, appuie cette ligne politique.
Et le GIEC (Groupe Intergouvernemental sur l'Evolution du Climat) va naître en novembre 1988 et tout faire pour prouver la véracité de ce réchauffement climatique anthropique. Le lobby nucléaire y est dès le départ très présent.   
       
En 2006,  dans son film « une vérité qui dérange », Al Gore se met en scène pour expliquer la future catastrophe planétaire liée aux activités humaines. Ce film quasi hollywoodien très médiatisé, avec ses images d'apocalypse et sa courbe impressionnante « en crosse de hockey » pour illustrer le réchauffement depuis la période industrielle, eut un retentissement international.      
Mais cette courbe était fausse ! (et ce n'était pas la seule erreur). Elle avait été sciemment falsifiée. Ce mensonge scandaleux à des fins idéologiques aurait dû entraîner la dissolution du GIEC. Mais non, le GIEC admit son «erreur», la courbe disparut du rapport suivant et le film reçut 5 prix, 2 nominations et le prix Nobel de la paix fut attribué en 2007 au GIEC et à Al Gore !! 
         
2009, peu avant le sommet de Copenhague, la « Climategate », autre affaire très grave. Des hackers avaient diffusé plus de 5000 e-mails de hauts membres du GIEC. Dans ces échanges apparaissaient clairement les manipulations des données scientifiques pour les faire coller à leur théorie réchauffiste, ainsi que des rapports de scientifiques censurés « comme non conforme » à la version officielle du GIEC. On y vit aussi leurs méthodes d’intimidation contre ces scientifiques « dissidents ».

Pourtant il faut qu’il fasse de plus en plus chaud ….. une histoire de « hiatus » : Depuis le début du XXIème siècle, les instituts spécialisés parlent de « pause », le GIEC emploie le mot « hiatus ». Le taux de réchauffement durant la période 1970-1998 était d'environ 0,17°C par décennie, alors que durant 1998-2012, ce taux est passé à environ 0,04°C par décennie (chiffres du MET Office, un des 3 plus importants centres de météorologie mondiale, utilisés par le GIEC). 

Des records de température sont toujours observés, ce qui n'est pas en contradiction avec l'ambiance de fond qui elle est quasi stationnaire. Le matraquage permanent des médias autour de ce « global warming » anthropique sert à tout justifier : une inondation  inédite, une tornade comme jamais auparavant, des sécheresses dévastatrices de plus en sévères, des ouragans  plus puissants que jamais,  et même des truffes en baisse et des chenilles processionnaires en plus ! Diantre, vivrions-nous les débuts de l'apocalypse ! Tout est pain béni pour servir ce dogme.  

Face au GIEC, certains « climato-sceptiques » ont des intérêts politiques et financiers aussi peu louables. L'enjeu climatique oppose l'industrie pétrolière et l'industrie nucléaire. S'y ajoute le récent enjeu des énergies renouvelables et les affrontements entre multinationales sont impitoyables. Cette fixation sur le CO2 est aussi un moyen de tenir à distance l'émergence économique des nouvelles puissances.

Mais ce n’est pas tout, une  nouvelle économie repeinte en vert se porte bien et mise sur de juteux profits futurs grâce aux thèses du GIEC. Les cabinets et consultants sur « l'empreinte carbone » prospèrent. La vente des voitures électriques espère décoller.  
 
De nombreuses institutions environnementalistes (WWF, Réseau Action Climat, Greenpeace, Réseau Sortir du nucléaire,…) se sont bien sûr ralliées au discours dominant et à cette croisade, rejoignant ainsi pronucléaires et autres lobbies malpropres, et détournant les militants écologistes des vrais combats à mener. WWF et Greenpeace ont été associés au GIEC dès sa création.   



 



 
Le matraquage autour de ce réchauffement idéologique a réussi à formater la pensée de nombreux militants qui sont devenus les relais zélés de cette propagande. Les personnes contestant ce dogme, ont vite droit à des insultes et se voient même traiter de révisionnistes !  
 
Cette propagande sur une catastrophe climatique à venir permet de laisser dans l'ombre les catastrophes mondiales bien réelles, catastrophes à la fois humaines et environnementales : les guerres et la faim dans le monde, la pollution de l'air, des sols, des mers et des rivières (par des composants chimiques plus problématiques que le CO2), l'appauvrissement de la biodiversité, les déchets nucléaires, ...Il est urgent de remettre en cause nos sociétés occidentales, qui tirent le monde vers le pire, et de revoir radicalement leur fonctionnement (production, consommation, distribution) 
 
Parler du temps permet souvent de ne pas aborder les choses essentielles !

« Supposons que nous produisions comme des êtres humains: chacun de nous s’affirmerait doublement dans sa production, soi-même et l’autre. 1°) Dans ma production, je réaliserais mon individualité, ma particularité; j’éprouverais, en travaillant, la jouissance d’une manifestation individuelle de ma vie et, dans la contemplation de l’objet, j’aurais la joie individuelle de reconnaître ma personnalité comme une puissance réelle, concrètement saisissable et échappant à tout doute. 2°) Dans ta jouissance ou ton emploi de mon produit, j’aurais la joie spirituelle immédiate de satisfaire par mon travail un besoin humain, de réaliser la nature humaine et de fournir au besoin d’un autre l’objet de sa nécessité. 3°) J’aurais conscience de servir de médiateur entre toi et le genre humain, d’être reconnu et ressenti par toi comme un complément à ton propre être et comme une partie nécessaire de toi-même, d’être accepté dans ton esprit comme ton amour. 4°) J’aurais, dans mes manifestations individuelles, la joie de créer la manifestation de ta vie, c’est-à-dire de réaliser et d’affirmer dans mon activité individuelle ma vraie nature, ma sociabilité humaine. Nos productions seraient autant de miroirs où nos êtres rayonneraient l’un vers l’autre »  K. Marx Manuscrits de 1844.

Liste de scientifiques sceptiques sur le réchauffement climatique :  liste les scientifiques à travers le monde qui sont climatosceptiques, c'est-à-dire sceptiques sur la réalité d'un réchauffement climatique exceptionnel, son origine humaine ou sur le fait qu'il ait des conséquences négatives. Ils sont Prix Nobel, Ph.D., lauréats de nombreux prix, auteurs d'articles majeurs.        https://www.wikiberal.org/wiki/Liste_de_scientifiques_sceptiques_sur_le_r%C3%A9chauffement_climatique

dimanche 26 novembre 2017

Sujet du Merc. 29 Novembre : L’ennui un luxe à se réapproprier ?



L’ennui un luxe à se réapproprier  ?

« La pression du temps fait obstacle aux tâches intellectuelles et créatrices, nous fait perdre de vue ce qui est important et la vision de notre avenir. » - Christophe André

Dans son essai Le culte de l'urgence : La société malade du temps, Nicole Aubert entérine le fait que notre rythme de vie s’est largement transformé au fil des dernières décennies. Paradoxalement, alors que la technologie a fait drastiquement chuté le temps nécessaire aux tâches courantes, nous n’avons jamais autant vécu dans l’immédiateté et couru après le temps. Il est en effet attendu de notre part que nous soyons rapides et réactifs puisque la technologie nous le permet : il faudrait donc suivre la cadence du progrès technologique.

De plus, l’arrivée d’internet a bouleversé nos rapports au temps et à l’espace dans notre quotidien. Avec des millions d’années d’histoire, d’écrits consultables dans sa poche et des communications et autres actualités du monde entier à portée de main, plus de place pour l’ennui. À la moindre seconde d’attente ou de temps libre, le smartphone est dégainé et notre attention occupée (souvent accompagnée par de la musique dans les oreilles).

Cette urgence et ce "bruit" permanents évacuent donc ces "moments de vide" où l’on se déconnecte des sollicitations incessantes du monde extérieur pour nous tourner vers notre monde intérieur. Plus de pause, plus de disponibilité d’esprit pour réfléchir, pour prendre du recul. Le cerveau est sans cesse saturé (sans pour autant être stimulé). Cela est à mettre en lien avec la disparition du "temps long". Le long terme, la vision longue n’importent plus aujourd’hui, seul le court terme est compatible avec la logique du profit. Car notre mode de production n’est pas sans lien avec la question.
Il serait d’ailleurs intéressant de se demander si l’ennui n’est pas devenu subversif. En effet, il amène l’individu à se poser la question essentielle du "pourquoi", du "sens" et à adopter une analyse globale de sa vie et du monde qui l’entoure. Au cours de l’ennui, on ne consomme pas et on laisse son esprit vagabonder, réfléchir, remettre en question : cela peut être perçu comme dangereux pour le pouvoir en place. « L’ennui suit l’ordre et précède la tempête. », disait L. Langanesi.
C’est pourquoi on nous explique aujourd’hui qu’on ne doit jamais être inactif : il faut toujours apprendre de nouvelles choses, se perfectionner (apprendre l’anglais dès l’âge de 4 ans), ou alors se divertir, mais dans tous les cas "s’occuper l’esprit".
Par-là, pourrait-on imaginer une contestation du système actuel par l’acceptation de l’ennui : un moyen pacifique, facile et accessible à chacun ? Devenir libre non en faisant mais en cessant de faire comme le préconisait La Boétie dans son Discours de la servitude volontaire.

En tous les cas, il semble que l’ennui soit nécessaire chez l’être humain, notamment pour sa construction personnelle, comme l’indique le Dr Teresa Belton dans son étude portant sur les enfants. Elle explique que l’ennui stimule l’imagination, l’autonomie, le développement de sa personnalité et de sa vie intérieure (confiance en soi, connaissance de soi). C’est souvent par l’ennui vécu dans l’enfance que les personnes créatives découvrent leur talent : l’artiste par le dessin ou l’écrivain par la tenue d’un journal intime. Son étude pointe également les effets dévastateurs des écrans qui atrophient l’imagination et les « pensées divergentes » (sic).

Du côté scientifique, Markus Raichle a démontré par ses découvertes qu’un "repos" du cerveau n’existe pas mais qu’un « cerveau qui ne fait rien, qui n’est engagé dans aucune tâche spécifique, active cependant un réseau incroyablement stable et reproductible, comprenant des aires cérébrales distribuées dans les régions frontales et pariétales, qu’il appelle le réseau du mode par défaut (default mode network, DMN) parce qu’il constitue, en quelque sorte, l’écran de veille de notre matière grise ».

Enfin, partons de la psychologie évolutionniste et du présupposé que si l’ennui existe, c’est qu’il a une utilité particulière pour la survie de l’espèce. Si l’être humain a pu survivre jusqu’à une époque assez avancée pour construire une civilisation, c’est parce que son cerveau lui offre une grande capacité d’analyse et d’adaptation. Ainsi, apprendre à s’adapter à de nouvelles situations (et non répéter des tâches acquises) est pour l’homme une question de survie. L’ennui serait alors un moyen qu’utilise le cerveau pour nous indiquer qu’il est temps de sortir de notre confort intellectuel, cognitif pour ne pas perdre la course à la survie de l’espèce.


Étude Dr Teresa Belton : http://www.slate.fr/story/133778/enfants-ennui
Étude Markus Raichle : https://www.echosciences-grenoble.fr/communautes/atout-cerveau/articles/l-ennui-le-dmn-et-le-bonheur

dimanche 19 novembre 2017

Sujet du Merc.22/112017 : La liberté et l’égalité sont-elles compatibles ?



           La liberté et l’égalité sont-elles compatibles ? 
Depuis les décennies post-soixante-huitardes, le développement des libertés  s'est paradoxalement accompagné d'un accroissement des inégalités. Les femmes en sont un exemple frappant dont la longue marche vers l'égalité des droits : emploi, éducation… ne peut nous faire oublier qu'elles sont les victimes privilégiées de la décomposition sociale : inégalités salariales, licenciements, horaires atypiques, discrimination à l'embauche des mères célibataires...Et de même que dans notre Société, nul ne peut être discriminé en raison de ses origines, les" couches" issues de l'immigration occupent dans leur grande majorité des emplois peu qualifiés.

Dans un tout autre domaine, les libertés syndicales acquises ou "octroyées" depuis 68 ont abouti à une "intégration" totale d'un syndicalisme devenu "partenaire social" avec pour conséquence, un affaiblissement et sur le long terme, une extinction de cet outil construit quelquefois dans le sang.

 Le discours au plus haut sommet de L’État, ces derniers mois, nous a délivré un "message" profondément inégalitaire et  une sorte de "classement" des individus : "les premiers de cordée", « ceux qui ne sont rien", "les fainéants » … Nous avons un chef de L’État très cultivé et intelligent qui connait le "poids des mots". Il ne dit pas "qui ne se sentent rien", il dit "qui ne SONT rien".
Déclarer cela est révélateur : c'est affirmer une profonde défiance envers l’égalité des  chances et des droits et promouvoir un monde dans lequel "il faut  introduire une dose d’inégalité-acceptable".
 Rarement, les citoyens n'auront eu droit à un discours aussi dégradant que direct et sans fard. Reconnaissons-lui cette dernière qualité.

La définition de l’égalité, qui est revenue souvent dans mes lectures, est le "fait que chacun soit traité au même niveau". En 2017, il est permis d'en douter et nombre d'entre nous, ici, à un moment ou à un autre, ont ressenti cette profonde humiliation de ne pas être traités "à égalité" : droit au logement, droit à l'emploi…
 Et pourtant nous sommes libres! Qui disait, que dans le Libéralisme, la seule liberté qui  prévaut est celle "du renard libre dans un  poulailler… libre"?
Lorsque nous parlons d’égalité, il est évident qu'il s'agit d’égalité  sociale, mais de quelle Liberté parlons-nous : individuelle, collective?
La Liberté est-elle la somme "des libertés " propre à chaque individu?
 Une idéologie dominante très prégnante, épaulée par des medias puissants, et qui nécessiterait des pages et des pages d'analyse, a dépouillé la notion de Liberté de toute dimension d'émancipation collective, la ramenant au particulier, qu'il s'agisse du Corps, de la Religion, de sa sexualité. La perte de repères idéologiques dans les jeunes générations, le discrédit, parfois justifié du Discours politique, ont "aidé" à ce travail de réduction de la Conscience collective. La citoyenneté est en recul, faisant place aux "catégories" sdf, homosexuels, religieux.
Le mot "Nation" s'étiole, pendant que chacun est regroupé dans une "communauté". Il ne viendrait à personne l'idée de dire "les travailleurs de l’Éducation Nationale", mais plutôt "la communauté éducative". Dans la Nation, les contre-pouvoirs s'affirment et la liberté ne s'entend que collective et s'inscrivant dans un destin, lui aussi collectif. Dans la "communauté", les frontières sont délimitées, et les intérêts sont "communs», d’où la négation de l'appartenance à une Classe.
Paradoxe de notre "monde libre" où de plus en plus nombreux, nous sommes exclus de la garantie d'une existence décente, ce qui est pourtant un des principes de la Déclaration des Droits de l'Homme". Paradoxe aussi de ces dictatures qui au XXe siècle, par l'accès de tous, gratuitement, à l'Education  artistique, ont produit des scientifiques et des artistes : musiciens, compositeurs, danseurs… qui ont marqué la Culture Universelle, là où, de nos jours, accéder à de grandes écoles artistiques est pour un milieu modeste difficile, pour ne pas dire impossible pour les "exclus".

Despote éclairé, République sociale et autoritaire?....Pour des millions de citoyens, laminés par un Libéralisme et une République en bout de course, l'échange, très" Faustien" entre une Liberté sans aucun sens pour eux et un véritable exercice effectif du Droit à l'Egalite et à une vie digne, cet échange là, ce nouveau Contrat social a un sens.

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