samedi 5 juillet 2014

Sujet du Merc.09/07 : Au nom de la science peut-on tout se permettre ?



Au nom de la science peut-on tout se permettre ?
« Science sans conscience n’est que ruine de l’âme », écrivait François RABELAIS…
Que veut dire « tout se permettre » ? 
Y a-t-il des interdits… au nom de la science ?
Devons-nous avoir quelques limites, des règles du jeu… quand les enjeux sont médicaux ou financier ou militaires ?
L’économie doit-elle primer sur l’humain ?  
Si oui ?
Alors oui, que penser des apprentis sorciers qui cherchent à faire « des affaires »… à gagner toujours plus… ceux qui ont avec eux des « chercheurs »… que les politiciens aiment transformer en « trouveurs »… même si trop souvent le mot « rentabilité » rime avec « scabreuses idées » ?
Ah… oui… cela devrait révolter le public… 
Peut-être ?
Oui, est-ce « normal » que les placentas, les fœtus avortés ou les prépuces… (si, si) soient utilisés pour réaliser des crèmes antirides et autres produits de beauté ? On trouve quelques informations sur l’internet sur ces crèmes… notamment commercialisées par les laboratoires Neocutis ©® ou SkinMedica ©®.
Oui, est-ce normal que l’on greffe des organes humains sur des porcs, pour expérimenter la prise de greffe et voir l’évolution des tissus ? Des vaches aussi sont utilisées pour créer les bases des « vaccins »… mais religieusement cela affecte moins les esprits de certains… quoi que pour l’Hindouisme !          
Oui, est-ce normal « d’utiliser » les mourants sur les champs de bataille pour expérimenter les techniques de soin… qui sauveront plus tard des milliers de vies humaines ?
Ambroise PARÉ est un grand découvreur de la chirurgie moderne… grâce aux atrocités de la guerre !
Oui, est-ce normal de sacrifier des animaux — des cobayes — pour parvenir un jour à réaliser des médicaments qui sauveront des vies humaines, ou des produits de beauté sains pour l’humain ?
Ah… La lecture ou la relecture du livre de Pierre BOULLE, « La Planète des Singes » montre une autre vision de la science, quand on découvre que les « évolués »… qui sont les singes, osent disséquer les humains… qui sont les primates…
Tout cela révulse les bonnes âmes !  
C’est encore plus monstrueux lorsque l’on prend conscience tardivement de ce qui se passait dans les « infirmeries » des camps de prisonniers notamment Russe, Japonais, Chinois, Argentins… et au comble de l’horreur… ceux des Nazis…
Des médecins diplômés qui étaient assurés d’œuvrer pour le bien de l’humanité… en utilisant des prisonniers pour leurs expériences scientifiques…   
Ah…   Mais aussi…  
Que se passe-t-il au quotidien dans les hôpitaux psychiatriques ?
Que penser du célèbre docteur Jean-Martin CHARCOT dont les activités sur les patients égalent certainement dans l’horreur, les pratiques que feront par la suite des cinglés comme le Docteur Josef MENGELE ?
Léon DAUDET et les frères GONCOURT seront les très rares « survivants » à oser peindre des portraits peu flatteurs de Jean Martin CHARCOT, celui que le monde considère encore comme « un grand homme de la science médicale », un des pionniers de la psychiatrie : celui que Sigmund FREUD consultait… Ce même FREUD qui voyait en la Cocaïne ®©, certainement le plus grand médicament du XX° siècle !           
Pour citer les frères GONCOURT : « Charcot était un homme ambitieux, jaloux de toute supériorité, animé d'une haine féroce contre ceux qui déclinaient ses invitations à ses réceptions, un tyran universitaire dur avec les malades au point de leur parler sans ménagement de leur mort imminente mais poltron lorsqu'il était lui-même malade. Il était tyrannique envers ses enfants et contraignit par exemple son fils Jean qui voulait être marin à faire de la médecine. Dans son activité scientifique, Charcot offrait un curieux mélange de génie et de charlatanisme. Ce qui était particulièrement déplaisant chez lui, c'était la façon dont il racontait les histoires de ses clients ».
Ou encore :    
« Charcot était de petite taille. Il avait un corps trapu, un cou de taureau, un front bas, de larges joues, une bouche à l'arc méditatif et dur... La voix était impérieuse... ironique... l'œil d'un feu extraordinaire... Son érudition était immense... Il avait une profonde pitié des animaux... Je n'ai jamais connu d'homme plus autoritaire ni qui fit peser sur son entourage un despotisme plus ombrageux... Il ne supportait pas la contradiction... son besoin de domination faisait qu'il était entouré de médiocres ».      
Mais au nom de la science… il y a aussi les gentils…           
Peuvent-ils tout se permettre aussi ?
 Pierre et Marie CURIE — Lire le livre ou voir la pièce de Théâtre ou même le film de qualité : « Les palmes de Monsieur SCHUTZ » — semblaient très honnêtes dans leurs recherches scientifiques…    
Et cependant combien de morts devons-nous à la découverte du radium ?  
Qui se souvient encore de ces médicaments de mort — à base de radium — prescrits par des médecins sûrs d’eux-mêmes et des pharmaciens attentionnés ?     
Ces poisons légaux furent utilisés en grande quantité, vendus à la population crédule au début du XX° siècle, parce que la découverte de Marie et Pierre CURIE bouleversait le monde de la Recherche et qu’il devait y avoir certainement beaucoup d’argent à se faire.
Il y a eu aussi les peintures au radium, les limonades au radium…
Albert EINSTEIN était un homme de paix et de bonté surtout quand on découvre sa correspondance avec Sigmund FREUD, où il se questionne sur « Pourquoi la guerre ? » en 1933…          
L’atome… pour Albert EINSTEIN… c’était la vie…
Pour Harry S. TRUMAN, l’atome, c’était la solution idéale pour en finir avec l’armée Japonaise dans le Pacifique… et hop, deux petites bombes sur des villes… quelques centaines de milliers de civiles sacrifiés… et l’économie mondiale reprend…
Ailleurs, encore et toujours… des scientifiques attachés aux usines d’armements cherchent les meilleures armes bactériologiques, chimiques, nucléaires, voire conventionnelles… et aussi les meilleurs remèdes à toutes ces armes…
Et le commerce s’avère florissant…  
Il y a des liens étroits entre les fabricants de mines anti-personnel, les démineurs et les fabricants de prothèses !
Au nom de la science ou au nom de l’économie ?    
Il y aurait davantage de chômage sans les scientifiques et leurs inventions…          
Aussi…
Que penser de la bonne conscience des responsables des usines d’OGM et d’ersatz… qui nous envahissent la nature de produits chimiques, ou de molécules transgéniques et stériles, pour soi-disant éradiquer enfin la famine dans le monde… et faire des économies ?     
Ah… c’est étrange car il y a semble-t-il autant de mourants de faim dans le monde que d’obèses… et l’obésité se développe de plus en plus dans les pays en voies de développement (ou en voies de sous développement) en raison de la prolifération de la malbouffe.        
L’obésité, une maladie créée par les scientifiques ?  
Peut-être, car dans la nature, il n’y a pas d’animaux en liberté qui soient obèses !   
La science autour de l’alimentaire est-elle orientée vers la rentabilité des firmes multinationales ou vers le bien-être humain ?
Ah… la science !       
Peut-être que René BARJAVEL a déjà tout écrit dans son livre « RAVAGE »…

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