dimanche 16 septembre 2018

Sujet du Merc. 19 sept. 2018 : L’immigration est-elle un problème philosophique ?


L’immigration est-elle un problème philosophique ?
Cette question peut paraitre saugrenue mais le traitement ou l’approche de l’immigration est pourtant traitée dans nos média et par nos politiques uniquement d’un point de vue moral et donc pourquoi la politique est-elle si embarrassée avec ce problème dont on ne voit pas l’issue.

Très souvent la question a été posée à des économistes, à savoir :
L’immigration est-elle favorable au développement économique dans le pays d’accueil ?
Et toutes ces études vont dans le même sens : en répondant oui cela participe à la croissance économique et au développement. Ces recherches vont fouiller dans l’histoire récente des pays développés pour trouver des exemples de réussite particulièrement significative. Avec bien évidement les Etats Unis qui a construit son histoire grâce à l’immigration. Le chiffre qui parle pour ce pays sera le suivant : 1860 :30 millions d’Américains à peu près comme la France, 2018 : 325 millions d’habitants. Mais peut-on pour cela établir une règle ou une loi économique pour cela, ce n’est pas certain.
  Or en réalité dans les théories il n’existe rien, les plus grands penseurs de la discipline n’ont pas abordé le sujet. Ni chez Schumpeter, ni Keynes, ni Hayek, ni Adam Smith et certainement pas Marx. Car lui avait un argument pas vraiment « politiquement correct » sur un sujet assez proche. Je pense à sa théorie de « l’armée de réserve ». En fait comme chacun sait Karl Marx ne pensait pas que le capitalisme pouvait réduire la pauvreté. Il pensait que le capitaliste apportait juste un salaire minimum pour survivre, plus exactement le nécessaire pour reproduire la force de travail. Dans l’extrême limite si le capitaliste était contraint d’augmenter les salaires, il pouvait toujours aller chercher une nouvelle main d’œuvre dans des populations dans la misère, qui accepteraient toujours de travailler pour des salaires très faible.
Il est assez courant d’entendre que la France au XX° siècle a eu une longue tradition d’immigration. Ce n’est pas forcément aussi évident que cela en à l’air, en tous cas cela n’a aucun rapport avec les Etats Unis. Mais surtout à partir des années soixante nous ne sommes plus devant un phénomène spontané d’immigration.  En effet La France était au pleine emploi, le chômage était insignifiant on manquait carrément de main d’œuvre. Et on a été cherché du personnel en Algérie pour combler ce déficit dans les usines. Citroën avait des autocars qui ramenaient ce personnel mal payé avec des problèmes de logements  qui se sont manifesté immédiatement. Pour pallier au bidonville on va créer les premiers foyers SONACOTRA.
Mais la loi sur ce sujet va fondamentalement changer en 1974 sous Giscard qui va amener la grosse réforme de la régulation que l’on a toujours en vigueur aujourd’hui. A partir de cette loi l’immigration est régulée et donc autorisée uniquement dans le cadre du regroupement familial et des réfugiés politiques. 
Mais voilà l’approche philosophique peut quand même nous aider, car quand les politiques nous parlent de devoir moral, l’hypocrisie n’est jamais très loin, voire même l’escroquerie intellectuelle.
Par ex. : Macron en 2018 reproche à l’Italie une attitude cynique et irresponsable, alors que depuis 2014 ils ont hébergés 700 000 réfugiés Syriens.
Les seuls Pays cohérents entre leurs discours généreux, humanistes, du « vivre ensemble » et leurs politiques sont la Suède  et l’Allemagne.  
 
Nos élites qui peuvent même parler de pays lépreux, pour désigner ceux qui refusent dorénavant  d’accueillir les réfugiés désignent en général, Hongrie, Roumanie, Slovaquie, Tchéquie, Pologne et maintenant l’Italie.
 Mais bizarrement ils oublient toujours, l’Arabie Saoudite, Le Katar, et les pays du Golfe,  la Lituanie, l’Estonie, la Lettonie et le dernier le Danemark l’un des pays les plus riche d’Europe.

dimanche 9 septembre 2018

Sujet du Merc.12 Sept. 2018 : SANS AUCUN DOUTE.


                               SANS AUCUN DOUTE.

« La marche de la pensée reconnaît le caractère inséparable des propositions contradictoires..» S’agissant de dialectique, ces éléments ne sont pas les seuls composants…
Concernant ce sujet, proposition d’un axe, voir d’un prétexte, ne laissant planer aucun doute.  
La thématique * de ce Philopiste consiste à utiliser un subterfuge, en quelque sorte, à propos de l’expression  - sans aucun doute -. Elle * privilégie, en fait, une tentative critique concernant une métaphysique où l’occulte primerait sur le rationnel.
Cette forme de métaphysique ne doute pas. D’ailleurs, elle ne doute de rien.
Pourquoi, dans ce cas, a-t-elle tant besoin de nous convaincre qu’elle détient LA vérité ?

Employée quelques fois par habitude, elle ** s’avère moins banale qu’il n’y parait.
Dans son utilisation ordinaire, n’y aurait-il pas l’écueil de certitudes bornées ?
Certitudes bornées et tenaces, pourtant toujours d’actualités en ce début de XXI ième siècle…

Certaines même se vautrent dans ces caniveaux où l’espace public se perd de plus en plus fréquemment. Loin des valeurs comme l’éthique, l’honnêteté intellectuelle, la dialectique…
Devrions-nous supporter longtemps, par exemple, une sorte de saut réel (cf un épisode d’une actualité locale récente), qui nous fait régresser vers une pente inquiétante contre la loi de 1905 ? Pente qui nous entraîne vers un mur de la désolation, vers un roc, son supposé saint pèlerin…    où une pseudo raison carriériste s’égare sur les chemins pathétiques de la croyance...

sectes, celles qui ont réussi, religions, illuminati, confusionnisme, créationnisme entretiennent, en réalité, la confusion dans les esprits. « Depuis que sont décrits des phénomènes évolutifs en astronomie, en géologie et en biologie, les créationnistes *** (pour seul exemple), entretiennent la polémique à cet égard, car l'explication scientifique de ces phénomènes n'est pas compatible avec leur interprétation des textes religieux.
Le débat relève d'enjeux politiques importants, notamment en matière d'enseignement, de recherche scientifique, de liberté d'opinion et de croyances ».
Ce qui, selon eux ***, bien sur, s'opposerait au principe de l'évolution du vivant, aux recherches de Darwin, entre autres...

La théorie de l’évolution de Charles Darwin (1809 – 1982)       
 « La terre a été peu à peu colonisée par les plantes, des organismes unicellulaires qui, de mutations en mutations, ont évolué vers des êtres plus complexes : les animaux (dont l’homme).
L’évolution se fait par sélection naturelle, ce sont les animaux les plus adaptés à leur milieu qui survivent. Ce sont donc eux qui auront le plus de chance de se reproduire, et donc de transmettre leurs gènes. 
Un animal qui aurait une anomalie génétique, par exemple plus de poils que ses congénères, aura plus de chance de survivre dans un environnement plus froid. Il pourra donc transmettre cette "anomalie positive" à toute sa descendance. Cette mutation se diffusera rapidement à toutes les nouvelles générations de cette espèce…

Actuellement, la théorie de l’évolution progresse au fur et à mesure des découvertes.
Parfois une découverte pose plus de questions qu’elle n’apporte de réponses ! Un nouvel ancêtre découvert ne vient pas forcément s’inclure de manière exacte dans le buisson de l’évolution des hominidés et nous n’avons pas encore trouvé le fameux "chaînon manquant".  
Le Darwinisme est vivant... et de nombreuses théories se sont appuyées sur ses propos visionnaires : la synthèse ou les équilibres ponctués par exemple... » 

Raison et croyance : constat d’une répétition dramatique dans l’histoire et encore au XXI ième siècle, où la croyance primerait sur la raison et les connaissances matérialistes dialectiques depuis Anaximandre, Epicure, Lucrèce, où le pathos allumé du bocal primerait sur le logos…
Blaise Pascal (1623 -1662) ne s’est il  pas égaré sur ce sujet ? « Il faut savoir douter où il faut, se soumettre où il faut, croire où il faut. » 
« Bien qu’il se soit montré très savant dans plusieurs domaines, (il a écrit, entre autres, de nombreux opuscules de géométrie), dans ce discours, Pascal souligne d’abord que certaines marques sensibles de l’existence de Dieu restent cachées, impénétrables à la raison
cf « Les paris stupides…un certain Blaise Pascal » écrivait Jacques Prévert. (1900 – 1997)

Honnêteté scientifique
En dehors de certains charlatans qui ne sont, au final, que des usurpateurs faussement scientifiques, ne comptez pas sur un certain nombre de scientifiques pour prétendre, détenir LA vérité définitive comme s’ils étaient les dieux du « savoir pouvoir ».
 « C’est lorsque nous croyons savoir quelque chose qu’il faut justement réfléchir un peu plus profondément. » Frank Herbert (1920- 1986)

- sans aucun doute -  affirmé scientifiquement, s’appuie sur des théories comme celles, par exemple, de Newton (1642 – 1727), ou de Darwin. Elles s’appuient sur une démonstration et se confrontent au « principe de réalité ».
Mais cette affirmation s’inscrit dans le cadre précis de leurs études.
Il se trouve qu’un scientifique qui se respecte a ce souci épistémologique de se confronter « à l’étude critique des sciences, destinée à déterminer leur origine logique, leur valeur et leur portée (théorie de la connaissance) ».

Une fois de plus, nous pourrions nous éloigner des prétentions de notre époque et considérer notre temps aussi avec l’éclairage de l’histoire notamment de la philosophie.

« De rerum natura (de la nature des choses) – Lucrèce (94 av j c – 54 av j c). Comment les angles s'arrondissent. Lucrèce fait observer qu'en fait, la tour qui semble ronde ne le semble pas comme l'est un objet vraiment carré, mais plutôt à son image : le terme fait transition vers l'exemple de l'ombre. Cette observation ne traduit pas un vacillement dans son raisonnement, mais au contraire indique déjà que l'erreur vient d'une inattention aux données exactes des sens et au jugement précipité de l'esprit à leur sujet, toujours tenté de ramener l'inconnu au connu et de confondre les ombres avec ce qu'elles imitent. » (cf, par ailleurs, le mythe de la caverne de Platon)

Le doute cartésien est une composante de la philosophie de René Descartes (1596 – 1650) qui se décline en plusieurs modalités au long de son œuvre. Il y a ainsi le doute concernant la vérité de nos perceptions, doute qui porte sur les sens, et qui est appuyé, par l'exemple des illusions d'optique. René Descartes aurait emprunté cet exemple à Lucrèce, une tour carré semble ronde dans le lointain, ou bien encore les statues colossales au sommet des architectures, celles de Palladio par exemple, semblent petites vues d’en-bas. 
« La recherche de la vérité, à laquelle s'adonnent philosophes et savants, passe par la ruine préalable de l'opinion. Il y va de la "fermeté et de la solidité" de la pensée. Le rejet de l'opinion est la condition première et sine qua non de l'instauration de la pensée en même temps qu'il en est la démarche primordiale. L'opinion est l'ennemi numéro un (de la pensée) à abattre. » (écrit en lien avec la pensée de René Descartes).
 « Si on commence avec des certitudes, on finit avec des doutes. Si on commence avec des doutes, on finit avec des certitudes ». Francis Bacon (1561 – 1626).
Encore faut-il prendre les mesures critiques et intègres de ces doutes et ces certitudes…

dimanche 2 septembre 2018

Sujet du 05 Sept. 2018 : L’inégalité des hommes est-elle un obstacle à l’égalité des citoyens ?


L’inégalité des hommes est-elle un obstacle à l’égalité des citoyens ?

« Je conçois dans l'espèce humaine deux sortes d'inégalité ; l'une que j'appelle naturelle ou physique, parce qu'elle est établie par la nature, et qui consiste dans la différence des âges, de la santé, des forces du corps, et des qualités de l'esprit, ou de l'âme, l'autre qu'on peut appeler inégalité morale, ou politique, parce qu'elle dépend d'une sorte de convention, et qu'elle est établie, ou du moins autorisée par le consentement des hommes. Celle-ci consiste dans les différents privilèges, dont quelques-uns jouissent, au préjudice des autres, comme d'être plus riches, plus honorés, plus puissants qu'eux, ou même de s'en faire obéir.

On ne peut pas demander quelle est la source de l'inégalité naturelle, parce que la réponse se trouverait énoncée dans la simple définition du mot.
On peut encore moins chercher s'il n'y aurait point quelque liaison essentielle entre les deux inégalités ; car ce serait demander, en d'autres termes, si ceux qui commandent valent nécessairement mieux que ceux qui obéissent, et si la force du corps ou de l'esprit, la sagesse ou la vertu, se trouvent toujours dans les mêmes individus, en proportion de la puissance, ou de la richesse : question bonne peut-être à agiter entre des esclaves entendus de leurs maîtres, mais qui ne convient pas à des hommes raisonnables et libres, qui cherchent la vérité ».            
(Discours sur l'origine et les fondements de l'inégalité parmi les hommes (1754) INTRODUCTION par Jean-Jacques Rousseau)
Voici, en quelques lignes magistrales, planté le cadre général de la définition de l’origine de l’inégalité entre les hommes. D’autant plus magistrales que l’intuition de Rousseau est désormais solidement étayée par les faits mis en évidence par l’archéologie préhistoire ( P. Clastres, M. Pathou-Matis…).
Finis les palinodies des théoriciens de « l’éternelle nature humaine »  leurs « dans la nature, c’est la loi du plus fort » , « c’est la guerre de tous contre tous », « l’homme est un loup pour l’homme » (Hobbes – 1651). Théoriciens anciens ou avatars contemporains comme R. Girard et son « désir mimétique » qui expliquerait la violence et la guerre de tous contre tous par le désir de vouloir posséder les mêmes choses que son voisin.
Et pourtant tout ce fatras qui ne repose que sur des présupposés – PAR SUR DES FAITS – a la faveur de tous nos chers médias et pollue encore et peut être plus que jamais l’enseignement universitaire. Mais peut-être est-ce un signe des temps que de vouloir se raccrocher à des thèses aujourd’hui scientifiquement anéanties. Toute société a besoin de clercs pour dispenser ses « idéaux ». Hier Hobbes, aujourd’hui R. Girard, encensé grossièrement par son académicien de compère, M. Serres qui le qualifie de nouveau «nouveau Darwin des Sciences humaines » !. Pour paraphraser R. Pommier, je dirais, que lorsqu’une société prend des allumés pour des phares, il y a du souci à se faire.
Mais bon, sortons du marigot. Inégalités il y a. Comment ces inégalités peuvent-elles agir sur « l’égalité des citoyens » (deuxième terme du sujet).
Le terme de citoyen (au sens moderne) apparait dans la constitution française de 1789. Il est utile de rappeler que le titre de la constitution de l’époque est : Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen. Éclaircissons immédiatement cette subtilité : qu’est-ce que l’homme et qu’est-ce que le citoyen ?
Les hommes : « Les représentants du peuple français, constitués en Assemblée nationale …… ont résolu d'exposer, dans une déclaration solennelle, les droits naturels, inaliénables et sacrés de l'homme ….. afin que les actes du pouvoir législatif, et ceux du pouvoir exécutif……tournent toujours au maintien de la Constitution et au bonheur de tous ».
Le citoyen : « afin que les réclamations des citoyens, fondées désormais sur des principes simples et incontestables, tournent toujours au maintien de la Constitution et au bonheur de tous ».
Il y a donc deux sujets en un, l’homme qui fait partir du « corps social » se soumet aux droits et devoirs émis par les institutions. Et le citoyen forme nouvelle du « sujet féodal » qui peut réclamer, contester, se plaindre, mais sur « des principes simples et incontestables ».
L’Art. 7 de la constitution est très clair sur cette séparation et toute la rigueur qu’elle impose aux citoyens : « Nul homme ne peut être accusé, arrêté ni détenu que dans les cas déterminés par la loi, et selon les formes qu'elle a prescrites. Ceux qui sollicitent, expédient, exécutent ou font exécuter des ordres arbitraires, doivent être punis ; mais tout citoyen appelé ou saisi en vertu de la loi doit obéir à l'instant : il se rend coupable par la résistance. »
Dans la nouvelle société (qui est encore la nôtre) les choses sont claires, l’homme est protégé mais le citoyen récalcitrant est « coupable de résistance ».
Au fond tout change mais rien ne change. L’Etat reste le garant de la propriété privée (Art 2), de l’exercice de la religion (Art 10), le maître de la force publique (Art 12) et le collecteur des impôts (Art 14).
La grande innovation idéologique issue de 1789, d’une révolution unanimement qualifiée de « bourgeoise » (361 parlementaires au service de l’Etat ou des collectivités territoriales avant 1789, Parmi les élus de la noblesse, 255 sont des militaires, les entrepreneurs (93) et gros propriétaires terriens (53) atteignent le nombre de 146   ….., aucun ouvrier, aucun paysan) c’est, au nom de grands principes moraux hérités des Lumières, d’avoir créé l’illusion d’un « Etat pour tous ». De fait la loi était la même pour tous, mais les inégalités sociales perduraient et …… perdurent !    
Notons qu’un des premiers actes législatifs de la jeune révolution fut de voter la loi le Chapelier interdisant les groupements d’associations ouvrières.
L’illusion démocratique et  sa structure : l’état républicain, allait désormais rythmer une évolution lente qui de Bonaparte à La Commune de Paris vit se succéder restaurations et régimes autocratiques. Ce n’est que sur les cadavres de la « semaine sanglante » que Mr A. Thiers put enfin concrétiser les ambitions d’une classe qui avaient broyé hommes et citoyens, paysans et ouvriers, dans de multiples conflits de conquête en Europe depuis « l’épopée (sanguinaire) napoléonienne » jusqu’aux crimes de masse de Mai/Juin 1871.
Jouant sur les termes qui voudraient que le citoyen soit celui qui vit dans la « cité » et  - au sens large - la nation (concept hérité des grecs);  et le  concept « droits de l’homme », on entend encore, les mêmes qu’en 1789, nous claironnant que nous sommes libres car citoyens de la patrie des droits de l’homme.
Il ne faut pas « résister », car libres de voter, nous pouvons choisir ….. nos maîtres ? L’égalité des citoyens ne se conçoit - pour celui qui détient le pouvoir - que devant les urnes. Mais si on fait les comptes qui est mort dans les champs, les mines, les usines ? Qui aujourd’hui au nom de ce bel idéal des « droits de l’homme » meurt dans les usines-monde du Bengladesh ou d’Indonésie ….. ? Qui, par millions a péri dans les tranchées de 14-18 et les guerres contre le nazisme ou l’impérialisme japonais ? Des citoyens, voyons ! Des hommes aussi…. Mais pas n’importe quel homme pas n’importe quel citoyen. Pas d’enfants Rothschild, Krupp, De Wendel, pas d’actionnaires Total, L’Oréal, Bayer, Ford, pas les procureurs du régime de vichy, réintégrés à la Libération. Pas les tortionnaires de la police française réintégrés eux aussi. Deux siècles après 1789, après des millions de « citoyens » invités au festin macabre des urnes où en est « le bonheur de tous » de cette révolution bourgeoise ?
Peut-être serait-il temps – entre autres - de mettre en pratique la sage réflexion de Sade : « Je vous demande maintenant si elle est bien juste la loi qui ordonne à celui qui n'a rien de respecter celui qui a tout » .

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