dimanche 10 août 2014

Les bruits de botte auront-ils raison .... de la Raison ?

Les règles de la propagande de guerre



Comment "nos" médias ont-ils couvert les diverses guerres qui ont suivi la première guerre du Golfe ? Peut-on dresser des constats communs ? Existe-t-il des règles incontournables de la « propagande de guerre » ? Oui.


1. Cacher les intérêts. Nos gouvernements se battent pour les droits de l’homme, la paix ou quelque autre noble idéal. Ne jamais présenter la guerre comme un conflit entre des intérêts économiques et sociaux opposés.
2. Diaboliser. Pour obtenir le soutien de l’opinion, préparer chaque guerre par un grand médiamensonge spectaculaire. Puis continuer à diaboliser l’adversaire particulièrement en ressassant des images d’atrocités.
3. Pas d’Histoire ! Cacher l’histoire et la géographie de la région. Ce qui rend incompréhensibles les conflits locaux attisés, voire provoqués par les grandes puissances elles-mêmes.
4. Organiser l’amnésie. Eviter tout rappel sérieux des précédentes manipulations médiatiques. Cela rendrait le public trop méfiant.

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La ploutocratie de l’Ouest va à la chasse à l’ours

06 août

Le statu quo de post-guerre froide en Europe de l’Est, sans parler dans l’Europe de L’Ouest, est maintenant mort.
Pour la ploutocratie occidentale, soit 0.00001 % en haut, les réels Maîtres de l’Univers, la Russie est le nec plus ultra ; un trésor immense de ressources minérales, forêts, eau immaculée, minéraux, pétrole et gaz. Suffisant pour conduire n’importe quel jeu de guerre NSA-CIA Orwellien/Panoptique à l’extase. Comment bondir et tirer profit d’un butin si formidable ?
Entrez dans le Globocop OTAN. À peine sortie d’avoir été poussé par derrière par un groupe de guerriers montagnards avec des Kalashnikovs, l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord pivote maintenant rapidement – comme ce vieux Mackinder au jeu de Brzezinski – vers la Russie. Le plan sera mis en place lors du sommet du groupe début septembre au Pays de Galles.
Pendant ce temps, la tragédie MH17 subit une rapide métamorphose. Quand les observations sur place par cet observatoire OSCE canadien (regarder la vidéo soigneusement) sont composées de cette analyse d’un pilote allemand, une forte probabilité désigne l’auto-canon de 30 mm du Su-25 Ukrainien tirant sur le cockpit de MH17 , provoquant la décompression instantanée et à l’accident.
Aucun missile – pas même un missile air-air R-60M, sans parler d’un BUK (l’étoile initiale, du dispositif étasunien). Les nouveaux récits possibles collent avec le récit sur place du témoin oculaire maintenant curieusement « disparu » selon la BBC. Résultat : le MH17 arrangé comme un faux drapeau, planifié par les Etats-Unis et saboté par Kiev. On peut à peine imaginer les répercussions géopolitiques tectoniques si le faux drapeau devait être vraiment confirmé.
La Malaisie a amené les enregistreurs de vol au Royaume-Uni ; cela signifie l’OTAN, et cela explique clairement la manipulation par la CIA. Le vol AH5017 d’Air Algérie est tombé après le MH17. L’analyse a déjà été déchiffrée. C’est à se demander pourquoi cela prend tant de temps pour les boîtes noires du MH17 d’être analysées/tripotées.
Après, il y a le jeu des sanctions : La Russie reste coupable – sans évidence – ainsi donc elle doit être punie. L’UE a suivi de façon abjecte la Voix de Son Maître et a adopté toutes les sanctions dures contre la Russie dont ils discutaient la semaine dernière.
Pourtant il y a des échappatoires. Moscou aura réduit l’accès aux marchés de l’euro et du dollar US. Les banques russes appartenant à l’Etat ont l’interdiction de vendre des actions ou des obligations à l’Ouest. Pourtant la Sberbank, la plus grande de la Russie, n’a pas été touchée.
Donc la Russie à court et moyen terme devra se financer elle même. Bien, les banques chinoises pourraient remplacer facilement ce genre de prêt. N’oubliez pas le partenariat stratégique Russie-Chine. Comme si Moscou avait besoin d’un autre avertissement que la seule façon d’aller de l’avant est de plus en plus d’éviter le système du dollar US.
Les nations de l’UE souffriront. Bravo. BP a en en jeu 20 % dans Rosneft, et est déjà déboussolé. ExxonMobil, le norvégien Statoil et Shell seront aussi affectés. Les sanctions ne touchent pas l’industrie du gaz ; maintenant cela aurait propulsé la stupidité contre-productive de l’UE à des niveaux intergalactiques. La Pologne – qui reproche hystériquement à Moscou tout sous le soleil – reçoit plus de 80 % de son gaz de la Russie. Le non moins véhément des Etats baltes, comme la Finlande, reçoit 100 %.
L’interdiction de marchandises de double usage – applications civiles et militaires – affectera de façon négative l’Allemagne, principal exportateur de l’UE en Russie. Sur la défense, le Royaume-Uni et la France souffriront ; le Royaume-Uni n’a pas moins de 200 licences de vente d’ armes et de lanceurs de missile liés à la Russie. Pourtant la vente de la France pour de 1.2 milliard d’euros (1.6 milliard de dollars) de navires d’assaut Mistral en Russie continuera.

Pendant ce temps, sur le front de la diabolisation…

Voilà ce que Associated Press lance comme « analyse » et distribue aux journaux dans le monde entier ; c’est une collection de clichés désespérément à la recherche d’une thèse. Dmitri Trenin du Carnegie Moscow Center, fidèle à celui qui paie ses factures, pige bien certaines choses et mal la plupart. David Stockman touche au moins sa bille en déconstruisant les mensonges de l’État de Guerre.
Mais le vrai c’est sans aucun doute le conseiller économique de Poutine Sergei Glazyev. Une de ses thèses clés est que les affaires européennes doivent être vraiment prudentes pour protéger leurs intérêts puisque les Etats-Unis essaient « d’enflammer une guerre en Europe et une Guerre froide contre la Russie ».
C’est, cependant l’obus ultime – livré par un froid et calme Glazyev. Regardez soigneusement. Ce que Glazyev a dit  mélangé avec quelques commentaires exceptionnels mène ici à une conclusion inévitable : les secteurs clés de la ploutocratie de L’Ouest veulent une guerre toujours mal définie avec la Russie. Et le Saint-Graal du journalisme – ne jamais se fier à rien jusqu’à ce que ce ne soit officiellement démenti – le confirme.
Le Plan A de l’OTAN est d’installer des batteries de missile en Ukraine ; c’est déjà en train d’être discuté en détail pour la réunion au sommet de l’OTAN au Pays de Galles du début septembre. Inutile de dire, que si cela arrive, pour Moscou, que cette voie est au-delà d’une ligne rouge ; cela impliquerait une première capacité de frappe aux régions frontalières de l’Ouest de la Russie.
Le Plan A version courte de Washington, pendant ce temps, est d’organiser un coin pour les fédéralistes dans l’est de l’Ukraine et la Russie. Cela implique le financement progressif, direct de Kiev parallèlement à la mise en place, via des conseillers US déjà sur le terrain et un vaste armement, d’une énorme armée par procuration (presque 500 000 vers la fin de l’année, selon la projection de Glazyev). La fin de partie sur le terrain devrait isoler les fédéralistes sur une très petite région.Le Président ukrainien Petro Poroshensko a été affirmatif en disant que cela devrait arriver vers le début septembre. Sinon, vers la fin de 2014.
Aux Etats-Unis, et la grande affaire qu’est l’UE, s’est développé un truc grotesque, présentant Poutine comme un nouveau Oussama Ben Laden Stalinien. Jusqu’à présent, sa stratégie en Ukraine était d’être patient – ce que j’ai appelé Vlad Lao Tzu – regarder le gang de Kiev se pendre lui-même en essayant de s’asseoir avec l’UE d’une manière civilisée pour travailler pour une solution politique.
Maintenant , il se peut que nous soyons face à un changement de jeu, parce que l’évidence qui progresse, ce que Glazyev et l’intel russe ont transmis à Poutine, pointe l’Ukraine comme un champ de bataille potentiel ; menant une offensive concertée pour le changement de régime à Moscou ; une offensive concerté visant une Russie déstabilisée ; et même la possibilité d’une provocation définitive.
Moscou, allié avec le BRICS, travaille activement pour contourner le dollar US – qui est l’ancrage d’une économie de guerre US parallèlement basée sur  l’impression de billets verts sans valeur. Le progrès est lent, mais tangible ; pas seulement le BRICS mais les aspirants au BRICS, le G-77, le Mouvement des Non alignés (NAM), le Sud Mondial tout entier en ont absolument marre de l’intimidation continuelle de l’Empire du Chaos et veulent un autre paradigme dans les relations internationales. Les Etats-Unis comptent sur l’OTAN – qu’ils manipulent à volonté – et le chien fou d’ Israël ; et peut-être le GCC, les pétromonarchies Sunnites partenaires dans le carnage de Gaza, qui peuvent être achetées/faites taire en un claquement de doigt.
La tentation pour Poutine d’envahir l’Est de Ukraine en 24 heures et de réduire les milices de Kiev en poussière doit avoir été surhumaine. Surtout avec l’inflation de démence : missiles balistiques en Pologne et bientôt en Ukraine ; bombardement manquant de discernement de civils à Donbass ; la tragédie du MH17 ; l’hystérique diabolisation de L’Ouest.

Un ours à la patience limitée

Mais Poutine est câblé pour jouer un long jeu. La fenêtre de tir pour une frappe foudroyante a disparu ; ce mouvement de kung fu aurait arrêté l’OTAN sur ses lignes par un fait accompli et le nettoyage ethnique de 8 millions de Russes et de Russophones à Donbass ne se serait jamais développé.
Enfin, Poutine « n’envahira » pas l’Ukraine parce que l’opinion publique russe ne le veut pas. Moscou continuera à soutenir le mouvement de résistance de facto au Donbass. Souvenez-vous : d’ici deux mois environ, le Général Hiver va commencer à s’installer dans les pâturages ukrainiens pillés par le FMI.
Le plan de paix allemand-russe divulgué sera exécuté sur le corps mort du collectif de Washington. Ce Nouveau Grand Jeu, dans une large mesure, il s’agit aussi d’empêcher l’intégration économique Russie-UE via l’Allemagne, qui fait parti d’une intégration eurasienne totale incluant la Chine et ses innombrables Routes de la Soie.
Si le commerce de la Russie avec l’UE – environ 410 milliards de dollars en 2013 – va prendre un coup à cause des sanctions, donc cela explique aussi clairement un mouvement vers l’Est. Qui implique une syntonie fine russe s’accordant parfaitement au projet d’Union Économique eurasien. Ce n’est la grande Europe de Lisbonne à Vladivostok – l’idée originale de Poutine. Entrer dans l’Union eurasienne comme un frère d’armes des innombrables Routes de Soie de la Chine. Enfin, cela explique une forte association Russie-Chine clairement au cœur de l’Eurasia – et cela est toujours l’anathème absolu pour les Maîtres de l’Univers.
Ne vous trompez pas, le partenariat stratégique Russie-Chine continuera à évoluer très vite – avec Pékin en symbiose avec les ressources naturelles et militaires et technologiques immenses de Moscou. Sans parler des avantages stratégiques. On pourrait dire que ce n’est pas arrivé depuis Genghis Khan. Mais cela ne ressemble pas à Xi Jinping de devenir Khan pour soumettre la Sibérie et au-delà.
La Guerre froide 2.0 est inévitable maintenant parce que l’Empire du Chaos n’acceptera jamais la sphère d’influence de la Russie dans les parties de l’Eurasia (puisqu’il n’accepte pas la Chine). Il n’acceptera jamais la Russie comme un partenaire égal (les exceptionalists ne font pas l’égalité). Et il ne pardonnera jamais à la Russie – aux cotés de la Chine – pour ouvertement défier le grinçant et exceptionnaliste ordre imposé par les Etats-Unis d’Amérique.
Si les Etats-Unis , guidés par ces nullités qui ont le leadership, en désespoir, font un pas au-delà – cela pourrait être un génocide au Donbass ; une attaque de l’OTAN en Crimée ; ou le pire scénario, une attaque contre la Russie elle-même – attention. L’Ours frappera.

Pepe Escobar Asia Times Online   

Pepe Escobar est journaliste. Il est aussi l’auteur de :« Globalistan : How the Globalized World is Dissolving into Liquid War » (Nimble Books, 2007) ; « Red Zone Blues : a snapshot of Baghdad during the surge » ; « Obama does Globalistan  » (Nimble Books, 2009).

http://www.mondialisation.ca/otanukrainerussie-la-ploutocratie-de-loccident-va-a-la-chasse-a-lours/5394698?utm_source=rss&utm_medium=rss&utm_campaign=otanukrainerussie-la-ploutocratie-de-loccident-va-a-la-chasse-a-lours /

Sujet du Mardi 12/8 : A quoi sert le vide ?



 A QUOI SERT LE VIDE ?


"La nature a horreur du vide" est une expression tellement ressassée qu'on ne songe même plus à la portée de son contenu. Cela signifie-t-il que dès qu'il y a un soupçon de vide la nature chercherait à le combler ? Possible, mais dans ce cas là il faut admettre qu'il y eu un vide, ou un moment de vide. Et puis faut il entendre "vide" comme absence de molécules d'air ou bien espace entre des objets ? Dans le premier cas l'affaire est simple et les expériences multiples, philosophiquement parlant cela ne nous mène pas loin. Par contre l'espace entre des objets ( aujourd'hui mesurable ) est manifeste, qu'ils se manifeste dans l'air, l'eau, le vide d'air ou tout ce qu'on voudra …
Cette évidence de la "présence" du vide fut pourtant niée jusqu'au XVII° siècle, en référence à Aristote. Aristote, comme la plupart des grecs anciens considérait le monde comme plein, sphérique, immobile et comme il constatait, malgré tout, des mouvements : lune , soleil, marées, la vie humaine il fallait inventer une cause première, un primus motor pour justifier le beau système aristotélicien. Tout étant immuable, l'ordre des sociétés devait l'être lui aussi et la liberté humaine étant incorporée au schéma général la vie des hommes étant incluse dans le destin. La conception physique du monde - sans vide - servait à merveille l'ordre social de la féodalité et des théologiens.

Mais vint Galilée et pour la première fois la question du vide est posée de manière concrète, expérimentale. "Alors qu’Aristote ne s’intéressait au mouvement dans le vide que pour démontrer que ce dernier ne peut exister, Galilée, lui, se sert du vide pour étudier les lois mathématiques du mouvement. Dans ses Discours sur Deux Sciences Nouvelles, rédigés après sa condamnation par l’Inquisition en 1632, il discute le mouvement dans un vide supposé afin de pouvoir faire abstraction des frottements et de la poussée d’Archimède qui, dans un milieu dense, viennent le contrarier. Le résultat qui intéresse Galilée est que, dans le cas d’une chute dans le vide – que celui-ci se rencontre ou non dans la nature, Galilée ne se prononce pas vraiment – tous les corps sont animés de la même vitesse, quel que soit leur poids. Il mène donc ici une véritable expérience de pensée, et utilise le vide comme cas limite pour étudier les propriétés du mouvement. Ce processus d’abstraction, d’idéalisation du réel est la condition de toute science quantitative, et le cas du mouvement dans le vide joue désormais à ce propos un rôle exemplaire.

Galilée procède encore à un autre retournement sensationnel. Dans sa discussion sur la résistance des matériaux (l’autre science nouvelle), il semble se référer à l’« horreur du vide » médiévale. Il a en effet appris, dit-il, des fontainiers de Florence qu’aucune pompe, quelle que soit l’ingéniosité des ingénieurs, ne peut faire monter l’eau « un cheveu plus haut que dix-huit brasses » (un peu plus de dix mètres). Eh bien, c’est donc que la nature a « horreur du vide » ... à raison de dix-huit brasses ! Au-delà, la colonne d’eau se brise sous son propre poids. Quoi de plus étranger à la pensée médiévale, de plus moderne que cette quantification d’un « principe » ? L’« horreur du vide » est devenue une « théorie effective », mesurable, quantifiable..." (P. Marage, Physique des particules élémentaires Université libre de Bruxelles ).
Le renversement opéré par Galilée est d'une conséquence immense en philosophie. Il renoue avec les pensées d'Epicure et de Démocrite leur donnant une nouvelle dimension fondée sur l'expérience scientifique. L'homme n'a plus à spéculer, à s'imaginer des "fantômes" ( voir le sujet sur Spinoza ). Son monde n'est pas figé et lui-même peut utiliser une "liberté" concrète, à condition de se pencher sur les causes (Spinoza) pour jouer de sa liberté, comme les atomes.
La matière constituée de particules en mouvement, s'unit par un ensemble de forces en interaction dans un vide nécessaire et libérateur ( si on enlevait tous les "vides" des particules d'un corps humain, toute la matière tiendrait dans un dé à coudre ! - difficile de bouger !).
Ainsi disparaissent le "vide" et le "plein". La nature n'a horreur de rien du tout. Elle est nature justement parce que le vide est son champ de déploiement, de réalisation. C'est par des transformations dialectiques dans lesquelles les contraires apparents "vide" et "plein" interagissent, que la matière existe.

C'est par cette même dialectique que l'homme n'a plus a avoir peur du néant, pour peu qu'il considère sa nouvelle amitié avec le vide comme un éveil de sa liberté. Un espace pour se mouvoir.

dimanche 3 août 2014

Sujet du Mardi /05/08 : « Sans Dieux l’homme vivrait comme un animal »



« Sans Dieux l’homme vivrait comme un animal »
 
C’est avec assurance que le curé d’Ars sermonnait ses ouailles de la campagne qui avaient oublié leur dieu, préférant certainement le travail de la terre et les plaisirs de la chair.
Jean Marie Vianney expliquait aux mécréants leur état décadent à en oublier le sens de la vie des hommes : « être la création de Dieu » au milieu du règne animal.
Dans l’univers circonscrit de la croyance religieuse, les dieux ont pour chacun de nous un plan précis, un projet !
L’humain et l’animal ont ils un destin prédéfini ?
Si nous rejetons ou si nous oublions les dieux, l’animalité nous gagnera-t-elle ?

L’animal… un mot qui a plusieurs définitions.
Platon propose cette définition du mot dans l'Épinomis : « ce qui résulte de l'assemblage et de l'union d'une âme et d'un corps sous une même forme ».
Platon, qui semble s’être intéressé fortement à « l’immortalité de l’âme », a du donner certainement beaucoup de difficultés aux copistes-traducteurs qui nous ont rapporté ses écrits mis en conformités avec les penseurs de nos civilisations actuelles.
Aristote consacre au chapitre sept et suivants de son livre L’Histoire des Animaux, un vaste regard à « l’humain », avec des articles qu’il a semble-t-il fortement puisé dans les travaux d’Hippocrate… mais c’est trop tard pour faire un procès ! Les manuscrits revisités sont aussi sous la bonne garde des bibliothèques religieuses, garantissant le bon esprit des propos philosophiques…

Oui, pour les philosophes, l’homme est un animal…
Pour les « philosophes aristotéliciens », l’homme est « un animal politique »…
Pour les « philosophes » religieux, le principe divin est en l’homme… ce qui le place au-dessus du genre animal…
La controverse de Valladolid a fortement influencé les mondes politiques et religieux pour se poser quelques questions primordiales sur les peuples, les ethnies ou même les « races », avant que ce mot ne soit classifié indésirable…
À savoir si « tous les humanoïdes » avaient une âme… même les gens de couleur autre que blanc pâle… et que dire, que penser de ces humanoïdes du sexe féminin ?
L’humain existe-t-il vraiment en tant qu’humain ou doit-il se considérer toujours à l’état animal ?
Est-ce les dieux ou Dieu qui donnent sens à l’humain ?
L’humain vient-il d’un dieu, ou Dieu de l’humain, par prise de conscience de sa supériorité « évidente » devant la nature…

Victor Hugo écrivait : « il faut que l’herbe pousse et que les enfants meurent ».
Il place l’humain dans la chaîne animale sans proposer le projet divin pour nous tous : la vie éternelle offertes par les dieux…
« Alors, alors », aimait à dire Anatole France… oui, si la nature humaine fait de nous des animaux évolués, pourquoi les dieux ont soif de sang ?
Les humains et leurs dieux sont dans les jeux de massacre depuis quelques milliers d’années…
Y a-t-il eu un « avant les dieux » ?
Et s’il y avait un « après les dieux » ?
L’humain est-il plus juste, plus sensé, plus « humain » que les autres animaux ?
Le monde animal est-il enviable ?
La vie des animaux est cruelle…
Oui, quand le chat joue avec la souris, il y a mise à mort. C’est une corrida où le toréro gagne à tous les coups, sans forcément vouloir manger sa victime !
Quand deux girafes se battent pour une femelle… la violence de la scène nous fait oublier la majesté de l’animal !
Quand de blanches colombes se mutilent à coups de becs pour trois grains de maïs peut-être transgéniques… on cherche en vain le rameau d’olivier !
Et qui peut dire en toute honnêteté si une « colonie de fourmis » est légitime dans le territoire conquis précédemment par des termites ?
Mais les animaux n’ont pas la bombe atomique !

Schopenhauer s’intéresse à l’art de vivre ensemble… et dans son « dilemme du hérisson ou du porc-épique », la place à donner aux dieux pourrait s’ajouter à l’intérêt d’aller vers les autres !
Avec un dieu ou sans dieu, qu’est ce qui change vraiment à notre animalité ?
Qu’est au juste l’état animal pour chacun de nous ?
L’animal assure la survie de son espèce en cherchant à se nourrir, à se reproduire, à protéger sa progéniture, à agrandir son territoire…
L’humain aussi !
Mais qu’est-ce qu’un humain ?
À lire Marguerite Yourcenar, c’est plutôt limité : « depuis Adam, très peu de bipèdes peuvent prétendre à l’appellation d’humains ».
Qui oserait affirmer que Pierre Boulle, dans La planète des Singes — revisitée hélas en films de manière désespérante, faisant perdre tout le sens voulu par le philosophe — nous rappelle que « les singes primitifs »… ce sont les « humains que nous sommes » qui n’ont pas encore appris à dire « non »… c’est-à-dire à « parler », c’est-à-dire à « s’exprimer en liberté » !
Et les « singes évolués » de Pierre Boulle, ont-ils des dieux ?
Qu’est-ce qui change vraiment dans la nature humaine, que d’avoir des dieux ?
Les philosophes n’ont pas encore réussi à être convaincants à l’unanimité sur les humains et les animaux et les dieux… dans un univers que nous ne saisissons pas…
Einstein questionnais Freud sur « Pourquoi la guerre »…
Certains font-ils vraiment de la résistance ou n’est-ce qu’un jeu ?
Qui détient la vérité sur l’idée de dieu et l’humain dans sa réalité animale ?
Trouverons-nous la vérité divine qui offrira un sens à l’humain ou devons-nous chercher à nous rassurer sur l’absurdité ou non de notre existence sans dieu ?
Peut-être en cherchant le sens du mot « amour humain » ?

Être sans dieu, être athée, être laïque, refuser de croire… n’est-ce pas déjà définir l’existence des dieux ?
Qui saurait réfléchir sans massacre, à de nouvelles controverses avec celles et ceux qui n’ont pas en eux « l’idée de dieu », mais qui tentent de comprendre « l’idée de l’homme » ?
Laissons à Anatole France le plaisir de conclure ce philopiste avec humour :
« D’abord mon ami, je crois que s’il s’agissait de la Vérité absolue, nous pourrions en dire ce que ce diable de Voltaire faisait dire à Spinoza, s’adressant à Dieu :
“Je crois, entre nous, que vous n’existez pas.” ».

LES SUJETS A VENIR SERONT DISCUTES EXCEPTIONNELLEMENT
LE MARDI AU MOIS D’AOUT

GAZA : guerre perpétuelle ? Par D. de Villepin

Par Dominique de Villepin, ancien Premier ministre

Le 3 août 2014.


Lever la voix face au massacre qui est perpétré à Gaza, c’est aujourd’hui, je l’écris en conscience, un devoir pour la France, une France qui est attachée indéfectiblement à l’existence et à la sécurité d’Israël mais qui ne saurait oublier les droits et devoirs qui sont conférés à Israël en sa qualité d’État constitué. Je veux dire à tous ceux qui sont tentés par la résignation face à l’éternel retour de la guerre qu’il est temps de parler et d’agir. Il est temps de mesurer l’impasse d’une France alignée et si sûre du recours à la force. Pour lever le voile des mensonges, des omissions et des demi-vérités. Pour porter un espoir de changement. Par mauvaise conscience, par intérêt mal compris, par soumission à la voix du plus fort, la voix de la France s’est tue, celle qui faisait parler le général de Gaulle au lendemain de la guerre des Six-Jours, celle qui faisait parler Jacques Chirac après la deuxième intifada. Comment comprendre aujourd’hui que la France appelle à la « retenue » quand on tue des enfants en connaissance de cause ? Comment comprendre que la France s’abstienne lorsqu’il s’agit d’une enquête internationale sur les crimes de guerre commis des deux côtés ? Comment comprendre que la première réaction de la France, par la voix de son président, soit celle du soutien sans réserve à la politique de sécurité d’Israël ? Quelle impasse pour la France que cet esprit d’alignement et de soutien au recours à la force.
Je crois que seule la vérité permet l’action. Nous ne construirons pas la paix sur des mensonges. C’est pour cela que nous avons un devoir de vérité face à un conflit où chaque mot est piégé, où les pires accusations sont instrumentalisées.
L’État israélien se condamne à des opérations régulières à Gaza ou en Cisjordanie, cette stratégie terrifiante parce qu’elle condamne les Palestiniens au sous-développement et à la souffrance, terrifiante parce qu’elle condamne Israël peu à peu à devenir un État ségrégationniste, militariste et autoritaire.
Ayons le courage de dire une première vérité : il n’y a pas en droit international de droit à la sécurité qui implique en retour un droit à l’occupation et encore moins un droit au massacre. Il y a un droit à la paix qui est le même pour tous les peuples. La sécurité telle que la recherche aujourd’hui Israël se fait contre la paix et contre le peuple palestinien. En lieu et place de la recherche de la paix, il n’y a plus que l’engrenage de la force qui conduit à la guerre perpétuelle à plus ou moins basse intensité. L’État israélien se condamne à des opérations régulières à Gaza ou en Cisjordanie, cette stratégie terrifiante parce qu’elle condamne les Palestiniens au sous-développement et à la souffrance, terrifiante parce qu’elle condamne Israël peu à peu à devenir un État ségrégationniste, militariste et autoritaire. C’est la spirale de l’Afrique du Sud de l’apartheid avant Frederik De Klerk et Nelson Mandela, faite de répression violente, d’iniquité et de bantoustans humiliants. C’est la spirale de l’Algérie française entre putsch des généraux et OAS face au camp de la paix incarné par de Gaulle.
Il y a une deuxième vérité à dire haut et fort : il ne saurait y avoir de responsabilité collective d’un peuple pour les agissements de certains. Comment oublier le profond déséquilibre de la situation, qui oppose non deux États, mais un peuple sans terre et sans espoir à un État poussé par la peur ? On ne peut se prévaloir du fait que le Hamas instrumentalise les civils pour faire oublier qu’on assassine ces derniers, d’autant moins qu’on a refusé de croire et reconnaître en 2007 que ces civils aient voté pour le Hamas, du moins pour sa branche politique. Qu’on cite, outre les États-Unis, un seul pays au monde qui agirait de cette façon. Même si les situations sont, bien sûr, différentes, la France est-elle partie en guerre en Algérie en 1995-1996 après les attentats financés par le GIA ? Londres a-t-elle bombardé l’Irlande dans les années 1970 ?
Troisième vérité qui brûle les lèvres et que je veux exprimer ici : oui il y a une terreur en Palestine et en Cisjordanie, une terreur organisée et méthodique appliquée par les forces armées israéliennes, comme en ont témoigné de nombreux officiers et soldats israéliens écœurés par le rôle qu’on leur a fait jouer. Je ne peux accepter d’entendre que ce qui se passe en Palestine n’est pas si grave puisque ce serait pire ailleurs. Je ne peux accepter qu’on condamne un peuple entier à la peur des bombardements, à la puanteur des aspersions d’« eau sale » et à la misère du blocus. Car je ne peux accepter qu’on nie qu’il y a quelque chose qui dépasse nos différences et qui est notre humanité commune.
Il n’y a aujourd’hui ni plan de paix, ni interlocuteur capable d’en proposer un. Il faut tout reprendre depuis le début. Le problème de la paix, comme en Algérie entre 1958 et 1962, ce n’est pas « comment ? », c’est « qui ? ». Il n’y a pas de partenaire en Palestine car les partisans de la paix ont été méthodiquement marginalisés par la stratégie du gouvernement d’Israël. La logique de force a légitimité hier le Hamas contre le Fatah. Elle légitime aujourd’hui les fanatiques les plus radicaux du Hamas voire le Djihad islamique. Se passer de partenaire pour la paix, cela veut dire s’engager dans une logique où il n’y aurait plus que la soumission ou l’élimination.
Il n’y a plus de partenaire pour la paix en Israël car le camp de la paix a été réduit au silence et marginalisé. Le peuple israélien est un peuple de mémoire, de fierté et de courage. Mais aujourd’hui c’est une logique folle qui s’est emparée de son État, une logique qui conduit à détruire la possibilité d’une solution à deux États, seule envisageable. La résignation d’une partie du peuple israélien est aujourd’hui le principal danger. Amos Oz, Zeev Sternhell ou Elie Barnavi sont de plus en plus seuls à crier dans le désert, la voix couverte par le vacarme des hélicoptères. Il n’y a plus non plus de partenaire sur la scène internationale, à force de lassitude et de résignation, à force de plans de paix enterrés. On s’interroge sur l’utilité du Quartette. On désespère de la diplomatie du carnet de chèques de l’Europe qui se borne à payer pour reconstruire les bâtiments palestiniens qui ont été bombardés hier et le seront à nouveau demain, quand les États-Unis dépensent deux milliards de dollars par an pour financer les bombes qui détruisent ces bâtiments.
Face à l’absence de plan de paix, seules des mesures imposées et capables de changer la donne sont susceptibles de réveiller les partenaires de leur torpeur. C’est au premier chef la responsabilité de la France.
Le premier outil pour réveiller la société israélienne, ce sont les sanctions. Il faut la placer devant ses responsabilités historiques avant qu’il ne soit trop tard, tout particulièrement à l’heure où il est question d’une opération terrestre de grande envergure à Gaza. Cela passe par un vote par le Conseil de sécurité de l’ONU d’une résolution condamnant l’action d’Israël, son non-respect des résolutions antérieures et son non-respect du droit humanitaire et du droit de la guerre. Cela signifie concrètement d’assumer des sanctions économiques ciblées et graduées, notamment pour des activités directement liées aux opérations à Gaza ou aux activités économiques dans les colonies. Je ne crois guère aux sanctions face à des États autoritaires qu’elles renforcent. Elles peuvent être utiles dans une société démocratique qui doit être mise face aux réalités.
Le deuxième outil, c’est la justice internationale. L’urgence aujourd’hui, c’est d’empêcher que des crimes de guerre soient commis. Pour cela, il est temps de donner droit aux demandes palestiniennes d’adhérer à la Cour pénale internationale, qui demeure aujourd’hui le meilleur garant de la loi internationale. C’est une manière de mettre les Territoires palestiniens sous protection internationale. Le troisième outil à la disposition de la communauté internationale, c’est l’interposition. À défaut de pouvoir négocier une solution, il faut l’imposer par la mise sous mandat de l’ONU de Gaza, de la Cisjordanie et de Jérusalem Est, avec une administration et une force de paix internationales. Cette administration serait soumise à de grands périls, du côté de tous les extrémistes, nous le savons, mais la paix exige des sacrifices. Elle aurait vocation à redresser l’économie et la société sur ces territoires par un plan d’aide significatif et par la protection des civils. Elle aurait également pour but de renouer le dialogue interpalestinien et de garantir des élections libres sur l’ensemble de ces territoires. Forte de ces résultats, elle appuierait des pourparlers de paix avec Israël en en traçant les grandes lignes.
Nous n’avons pas le droit de nous résigner à la guerre perpétuelle. Parce qu’elle continuera de contaminer toute la région. Parce que son poison ne cessera de briser l’espoir même d’un ordre mondial. Une seule injustice tolérée suffit à remettre en cause l’idée même de la justice.

Dominique de Villepin

lundi 28 juillet 2014

Sujet du Merc. 30/07 : Suicides, euthanasie : progrès ou régression ?



Sujet : Suicides, euthanasie : progrès ou régression ?
Définitions :

Suicide : (du latin suicidium, des mots sui : « soi » et caedere « tuer ») acte délibéré de mettre fin à sa propre vie. Diverses causes peuvent conduire un être humain à y recourir.

Suicide assisté : Suicide réalisé avec l’aide d’un tiers.

Euthanasie : (du grec « eu » = bonne et « thanatos » = mort) désigne le fait d'avoir une mort douce, que cette mort soit naturelle ou provoquée.
L’acception actuelle se limite à l’acte
Des gardes fous à l’observation rigoureuse, notamment en matière d’euthanasie (à considérer ici comme la volonté anticipée de mort assistée) n’empêcheront certainement pas des dérives, mais le respect du choix des modalités de sa propre mort serait reconnu.

Cette hypothèse que beaucoup appellent depuis longtemps de leurs vœux soulèverait sans doute des problèmes moraux et éthique comme la délégation à un tiers, même couvert par un corpus législatif, de l’acte de donner la mort à autrui surtout quand ce dernier serait, à ce moment-là, dans l’impossibilité de « re »manifester sa volonté.

Mais, même dans le meilleur des cas, une légalisation du suicide assisté et de l’euthanasie révèlerait-elle une conception barbare de l’humanité ou s’inscrirait-elle comme un progrès de société majeur ?

Si les quelques propositions qui suivent permettront, peut être, d’agrémenter le débat elles n’en constituent surement pas la limitation.

è Loi Léonetti 2005 sur la fin de vie: L’ art. 2 prévoit la fin de l’acharnement thérapeutique avec passage aux soins palliatifs jusqu’à ce que mort s’ensuive! « L’humaine » agonie plutôt que « l’atroce » mort ? Hypocrisie plutôt que honnêteté?

è Pas de choix de naitre ni de mourir (naissance = au mieux choix des parents, mort = interdiction d’abréger sa vie)

è Peut-on donner la mort, fut-elle douce, un individu du seul fait qu’il l’ait demandé?

Danger de l’euthanasie non volontaire, c'est-à-dire à l’initiative du corps médical sans que l’individu de provoquer la mort d’un individu atteint de maladie incurable par ou sous le contrôle d’un médecin.
L’euthanasie ne se définit pas par le moyen mais par l’intentionnalité de provoquer la mort d’un individu dans un contexte particulier et par un tiers.

L’euthanasie, qui a une très forte connotation avec d’ignobles pratiques, ne doit pas s’y limiter. Elle est à considérer aussi comme le respect de la volonté anticipée d’un individu prévoyant la perte de sa possibilité de l’affirmer. 


L’actualité remet régulièrement  en lumière le problème de la fin de vie: le recours fréquent  au suicide (moyenne de 700 cas par jour en 2010), l’inobservation des prescriptions de la loi (Affaire Lambert),  l’euthanasie pratiquée en transgression de la loi pour diverses raisons (affaire Bonnemaison).

Une société démocratique, issue des lumières et arborant des fondamentaux humanistes se doit  de mettre un terme à ces situations par une action politique conforme aux idéaux qu’elle prône.

Celle-ci  pourrait être comprise comme la mise en débat du problème de la gestion de la fin de vie  sans écarter les dangers (religieux, politiques, financiers… ), ni dissimuler les avantages (responsabilité de l’individu, respect de la dignité humaine, fin des souffrances pénibles, des agonies inutiles…)pour aboutir à une loi ouvrant le droit à abréger sa vie.
è ne l’ait demandé ?

è Le suicide (n’est plus réprimé depuis 1810 mais sa tentative peut conduire à une hospitalisation en psychiatrie !) est condamné par les religions monothéistes; les suicide assisté et euthanasie sont considérés comme des crimes par la loi française

è Peut-on s’opposer à la volonté d’une personne de mettre fin à sa vie?

è Faut-il limiter le suicide assisté aux seuls malades incurables, en fin de vie ou le permettre à qui le souhaite?

è Les moyens de mettre fin à sa vie sont divers mais souvent violents (produits pharmaceutiques, armes à feu, gaz, défenestration, pendaison, train etc…), douloureux  (la mort n’est pas toujours immédiate, parfois un suicide raté peut laisser des séquelles).

è Peut –on refuser à qui souhaite mettre fin à sa vie, de le faire dignement et sans souffrance ? 

è Accéder à ces demandes n’est-ce pas faire courir un risque à l’humanité ?

è Subordonner l’intervention à l’avis de la médecine, n’est-ce pas dénier à l’individu l’exercice de sa liberté, de sa volonté? N’est pas dans ce cas donner au corps médical un droit supérieur à celui de l’individu?

è Le recours au  suicide assisté ou à l’euthanasie n’est pas donné actuellement à tout citoyen (ceux qui en ont les
è moyens : financier, intellectuel, relationnel etc.., et les autres). N’est-ce pas entériner une inégalité supplémentaire dans l’expression des volontés intimes ?

è Les philosophes, des grecs aux modernes, ont pour la plupart abordé le problème de la mort et du suicide. Adeptes (Stoïciens, Egésias, Hume, Nietzsche…) comme contempteurs (Platon, Spinoza, Levinas…) ont développé force argumentation. 

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LES SUJETS A VENIR SERONT DISCUTES EXCEPTIONNELLEMENT
LE MARDI AU MOIS D’AOUT

                                                     MARDI 5 Aout

969                      «  Sans dieux l’homme vivrait comme un animal »

                                                    MARDI 12 Aout
             
970                                   L’instantané comme temps.

                                                    MARDI 19 Aout
971
                                            Qui élit les peuples ?

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