dimanche 25 décembre 2016

Sujet du Mercredi 28/12 : ça va chauffer !?

                                                Ça va chauffer !?

                                      Ou, comment se construit une idéologie.

Il parait que ça va chauffer. Nous avons tous « appris » cela – très officiellement (2007) - après une réunion du groupe de Bilderberg, suivie en France du Grenelle de l’environnement. La planète se réchauffait, le CO2 était mis à l’index et les citoyens tous coupables d’incivisme écologique. Un concept nouveau était né, celui de « réchauffement climatique d’origine anthropique ». Quelques années auparavant une Groupe d’Experts Intergouvernemental sur l’Evolution du Climat (GIEC) avait publié un volumineux rapport qui …s’opposait à la thèse alors en vigueur : le refroidissement climatique ! La notion de réchauffement anthropique est récente.
Dans les années 1970, la crainte principale des climatologues était le refroidissement de la planète. En 1978, notent Mazur et lee (1993, cité par Korhola 2014, p. 100), «une réunion internationale de chercheurs sur le climat arriva à la conclusion unanime qu'au moins une chose est certaine: le climat de la terre est en train de se refroidir ». L’un des plus farouches partisans de cette thèse était Jim Hansen, de la NASA.

Mais comment donc sommes-nous passés en si peu de temps (alors que les découvertes scientifiques demandent des dizaines d’années avant de pouvoir être validées et de faire consensus) du « refroidisme » au « réchauffisme ». ? L’histoire nous a, par contre,  montré que toute idéologie peut assez facilement faire une percée majeure dans les consciences si elle est promue par deux vecteurs classiques :

1 -  Les « machins » bureaucratiques : en l’occurrence émanant de l’ONU qui ne tardèrent pas à trouver une opportunité à leur propre essor : l’OMM (Organisation météorologique mondiale), le PNUE et le PNUD  (programmes des nations unies pour l’environnement – le développement). Ce sont le PNUD et l’OMM qui fondèrent le GIEC. Il nous fait citer la CCNUCC (convention cadre des nations unies sur les changements climatiques.

2 -  Des hommes politiques : Olof Palme, premier ministre suédois ; dont le conseiller scientifique et ami fera partie du GIEC dès 1973. Al Gore que l’on retrouve très ami avec ….Jim Hansen, de la NASA (le refroidiste des années 70 !) et qui finance le film « une vérité qui dérange », film dans lequel un juge de Londres y relèvera 9 erreurs ou approximations, et demandera que ce film politique ne soit présenté dans les écoles (anglaises) qu'avec une notice présentant des points de vue différents, Margareth Thatcher, T. Blair, etc …..

-          Notons que la Chine, l’Inde, les pays en voie de développement en général ne furent et ne sont toujours pas très … chauds pour adhérer au discours dominant !

Le réchauffisme ambiant s’adosse-t-il a des recherches et données scientifiquement vérifiées. Notons que la climatologie n’est enseignée nulle part et pour cause. Cette discipline est au croisement de plusieurs autres au point de ne pas encore avoir trouvé des assises assez solides pour que soit créée une science climatologique. C’est donc un abus de langage de se prétendre « climatologie » si on ne précise pas le domaine de validité dans lequel on exerce cette discipline.

Tout ce qui nous est asséné à longueur d’émissions, d’infos, etc…  provient toujours d’un seul et même document. Non pas des trois gros rapports de 1500 pages, ni même du « rapport de synthèse » de 100 pages, mais des trente pages du : « résumé pour les décideurs ».

On y explique comment la hausse du CO2 (et des autres gaz à effet de serre comme le méthane) entraîne nécessairement la hausse de la température. Celle-ci a été de 0,7°C au cours du XXe siècle. La raison en est l'effet de serre: ces gaz piègent la chaleur du rayonnement solaire qui sans eux serait en partie réfléchi et renvoyé vers la troposphère. Le texte insiste beaucoup sur le caractère unique de cette cause: «il est extrêmement probable que les émissions de anthropiques de gaz à effet de serre sont la cause dominante du réchauffement observé depuis la moitié du XXe siècle». Ce qui est vrai pour le passé l'est également pour le futur. La relation établie permet de faire des projections pour l'ensemble du XXe siècle. Le Résumé ne donne guère de précisions sur les méthodes de prévision un ensemble de modèles mathématiques ») ni sur les résultats obtenus (une augmentation de 3 °C à
6 °C en 2100, sans données précises sur les années intermédiaires. 

Peu ou pas d’informations sur le recueil des données alors qu’à l’échelle de la planète les causes du réchauffement sont forcément poly factorielles. Aucune analyses sur les interactions avec notre soleil. Et ignorance totale des variations climatiques récentes à l’échelle de 5000 années passées ou encore de 1850 à nos jours. Et critiquer le GIEC c’est se voir insulté publiquement, chassé de l’université. Le Pape part lui aussi à la croisade pour le bien et se fend d’une encyclique « Laudato si » (loué soit-tu) !.  le pape a averti : « les puissants de la terre que Dieu les jugera s’ils ont œuvré afin que l’environnement ne soit pas détruit ». Notre empreinte carbone pourrait bien entrer en compte lors du Jugement dernier J
Quelques faits : Le cas de la France n'est pas nécessairement représentatif (de l'évolution du globe), mais il est parlant, et intéressant pour le public français. Le ministère de l'Agriculture, sur un sitefacilement accessible(www.agreste.agricuture.gouv.fr/                conjoncturelle-bulletin), donne pour la période 1997-2014 les températures mensuelles pour 6 grandes régions de la France métropolitaine. On a calculé des températures annuelles moyennes pour chaque région, puis des températures annuelles pour la France (en faisant la moyenne simple des régions). Les résultats sont présentés dans la Figure ci-contre.
Le tableau fait apparaître une remarquable stabilité des températures au cours de la période considérée. La pente de la droite d'ajustement (-0,004) est même négative, ce qui indiquerait une légère diminution des températures; en réalité cette pente est si faible ( 4 millièmes de degré par an) qu'elle est inférieure aux erreurs de mesure, et n'indique rien d'autre qu'une indiscutable stabilité. L'examen des évolutions par région, ou par saison, ne modifie pas cette information. Mais un sondage Havas/Ipsos de 2015 conclue que 56% des sondés affirment « ressentir l’augmentation des température » ( « Mettez-vous à genoux et bientôt vous croirez » Pascal)

Les données disponibles pour le globe font également apparaître la stabilité des températures. Considérons les séries produites par l'Université d'Alabama à Hunstville, à partir des observations des satellites de la NOAA. Ces données, mensuelles, n'existent qu'à partir de 1979. Elles sont présentées sous la forme «d'anomalies» par rapport à la moyenne des années 1981-2010. Elles sont reproduites dans la figure ci-contre. La figure montre assez clairement la hausse des températures durant les années 1979-1997, suivie d'une quasi-stagnation durant la période suivante. Pour cette période, c'est-à-dire pour les 18 dernières années, de 1997 à 2004, une analyse de régression donne:  Dtempérature = 0,00996*année - 19,81 R2 = 1,143 (0,00612) (12,240). La pente de la tendance (+0,00996) est très faible. Elle signifie que la température moyenne du globe, au cours de la période considérée, a augmenté en moyenne d'un centième de degré par an.

Pendant cette période, pourtant, les rejets de CO2 ont atteint des niveaux jamais connus, et la concentration en CO2 de l'atmosphère a continué son ascension: entre 1997 et 2014, elle a augmenté de 35 ppm, ce qui est considérable puisque cela représente le tiers de l'augmentation enregistrée entre le début de la révolution industrielle et les années 1990. Cette augmentation des concentrations de CO2 aurait du entraîner une hausse de température de 0,28 degré; et une telle hausse se situe dans la partie basse de la fourchette des prédictions du GIEC. Par rapport aux modèles du GIEC, la température se trompe de 0,3 degré!


Le réchauffisme, une doctrine catastrophiste comme d’autres, ne serait-il au fond que la bonne conscience d’un Occident riche face des milliards d’humains dans la pauvreté ? 

Ne désespérons pas, on les enverra sur Mars …


Documentation extraite de "L'idéologie du réchauffement - Science molle doctrine dure" -
R. Prud'homme  -  2015, Editions de l'artilleur.

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