lundi 3 décembre 2018

Sujet du Merc. 05 décembre 2018 : Faut-il avoir peur d’un fascisme renaissant ?


   Faut-il avoir peur d’un fascisme renaissant ?

Il y a quatre-vingt-cinq ans que  le pouvoir a été donné  à Hitler  Est-ce que le fascisme est encore un sujet d’actualité? Comment la chute de la république de Weimar vers la dictature nazie a pu être possible chez un peuple relativement cultivé et progressiste?

Personne ne contesterait que nous vivons actuellement dans une époque de crises et  on dit pourtant que notre société n‘a guère d‘alternative  et durera éternellement et on se laisse séduire par le fait que jusqu’a maintenant on  a réussi à calmer les crises et calmer ainsi les contradictions de  l’économie bourgeoise, quel était le rôle qu’y ont joué les partis bourgeois.  Ce sont là des questions que doit se poser celui qui cherche à  examiner le rapport entre crise et capitalisme d’une part et fascisme d’autre part (si rapport il y a).

Donc où allons- nous aujourd’hui? Vers la définition que Dimitrov a donnée du fascisme  - et  du capitalisme ? Avant déjà un capitalisme virant vers l’impérialisme avec ses ambitions et ses conditions sociales ? Le fascisme est un mouvement né après la première guerre mondiale  en Italie,  Plusieurs autres pays en furent contaminés, par exemple les pays baltes, la Hongrie. En Espagne il a duré jusqu’à la mort de Franco  avec le consentement des alliés de l’ouest qui avaient peur d’un renouveau du socialisme acclamé par la majorité du peuple espagnol en 1934.
Jamais le fascisme n’a eu l’intention de toucher à des conditions établies du pouvoir bourgeois d’où il attendait l’aide financière principale  pour leur mouvement  encore moins après avoir obtenu la totalité du pouvoir.

Leur mouvement apparaissait dans une époque où de grands mouvements apparaissaient dans une époque de grands  mouvements  nationaux, et était contre-révolutionnaire dans son essence Chez eux il s’agissait du fait  de charger les gens d’en bas des conséquences et des crises et de la guerre. La S A s’est constitué d’abord par la petite bourgeoisie d’en bas qui avait peur de tomber encore plus bas et sans aucune culture, ni éthique, ils n’étaient pas armé pour résister aux fascistes donc utilisables pour les sales besognes des plus primitifs anti-intellectuels  et leur brutalité commençait finalement à gêner certains nazis qui avait la nostalgie d’une certaine élite à laquelle ni eux ni  eux ni Hitler n’avaient jamais eu accès.
Donc on commençait à créer la SS qui, certes ne manquait point de cruauté, mais  qui était capable d’utiliser des moyens plus raffinés que ceux de la SA,  on y trouve p.ex.  des haut militaires de la haute noblesse qui ne supportaient plus d’avoir été vaincu ainsi que la grande bourgeoisie qui se voyait déjà dominer le monde selon les promesses des nazis. On aspirait à effacer les résultats de  la première guerre mondiale. On y disait, parfois de façon étonnement claire : « il ne faut pas faire un travail à moitié mais à fond, sans compromis » « tout où rien » , disaient les nazis. Plus tard nous devinons où cela devait conduire inévitablement. Hindenburg avait déjà maudit les »chaines de Versailles »   tout cela n’est guère étonnant.
               
Mais comment se fait-il  qu’un grand pourcentage du prolétariat allemand soit tombé dans  les mains des fascistes? Ecoutant leurs mensonges c’est à eux  pourtant qu’on faisait payer la plus grande partie des conséquences de la guerre ?  A cela s’ajoute  les actions des socialistes qui avaient voté pour la guerre des fortunés et donc détruit la conscience de classe qui poussait  le prolétariat à regarder vers l’Est, malgré le retard et le sous-développement à faire une révolution bolchévique qui  avait été réussi par une majorité d’analphabètes. Les  réactionnaires, terroristes, chauvinistes à l’Ouest contiennent surtout des éléments du capitalisme financier. Mais la  France avait voulu avoir  un acte de paix de vengeance, sans lequel Hitler et les siens n’auraient jamais gagné n’auraient jamais eu la chance de l’importer. De la paix (malgré le peuple  vaincu exsangue souffrant d’une famine épouvantable. )Voire au contraire l’intelligence et la générosité de la paix de Brest-Litovsk concédée par les bolcheviks. Donc le prolétariat paraissait plus faible  et plus naïf et plus faible et inefficace de ce que les marxistes avaient suggéré des socialistes allemands alors que pendant si longtemps le parti socialiste était le plus important en Europe.

 En novembre1918 la révolution à Berlin avait pourtant réussi à introduire des améliorations pour le prolétariat ( et d’autres avantages par ex. la réduction de la journée de travail à 8 heures) et  le droit de vote pour les femmes et d’autres avantages  obtenus de haute lutte. On a parlé d’Une révolution trahie, trahie par la social-démocratie avec laquelle  la SPD s’arrangeait de plus en plus  comme jadis au début de la guerre , où ils avaient voté pour la guerre des riches au  lieu de vanter la guerre des paysans comme tradition positive du peuple allemand on parlait de plus en plus de la communauté du peuple allemand, bientôt il y avait comme résidus de certaines unités militaires nostalgiques d’une correction de la Guerre qu’ils voulaient transformer   en victoire - avec l’accord de la SPD- ils  ont assassiné Karl Liebknecht et Rosa Luxemburg.   Imposée un blocus par la France  à un peuple exsangue qui souffrait d’une famine  épouvantable. Et sans laquelle Hitler  et les siens n’auraient jamais eu la chance de réussir (voir au contraire l’intelligence et la générosité de la paix de Brest- litovsk).

Un peu plus tard il y avait des résidus de certains militaires improvisés et sans travail, nostalgiques de gloire de combat et de victoire qu’on leur aurait volé. Les « Freikorps » qui utilisaient déjà les moyens cruels de la future S A .ce sont eux qui ont assassiné – avec le consentement des leaders de la SPD – Karl Liebknecht et Rosa Luxemburg. - une raison supplémentaire pour la formation si rude du fascisme allemand peut être mentionnée. C’est à dire la formation tardive de la nation allemande qui donnait à la bourgeoisie allemande le sentiment d’arriver trop tard lorsque les  nations anciennes  avaient déjà distribué  les meilleures parties du monde entre eux. Au début du siècle  la bourgeoisie allemande demandait avec de plus en plus d’insistance d’avoir : « notre place au soleil ».

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