dimanche 9 septembre 2018

Sujet du Merc.12 Sept. 2018 : SANS AUCUN DOUTE.


                               SANS AUCUN DOUTE.

« La marche de la pensée reconnaît le caractère inséparable des propositions contradictoires..» S’agissant de dialectique, ces éléments ne sont pas les seuls composants…
Concernant ce sujet, proposition d’un axe, voir d’un prétexte, ne laissant planer aucun doute.  
La thématique * de ce Philopiste consiste à utiliser un subterfuge, en quelque sorte, à propos de l’expression  - sans aucun doute -. Elle * privilégie, en fait, une tentative critique concernant une métaphysique où l’occulte primerait sur le rationnel.
Cette forme de métaphysique ne doute pas. D’ailleurs, elle ne doute de rien.
Pourquoi, dans ce cas, a-t-elle tant besoin de nous convaincre qu’elle détient LA vérité ?

Employée quelques fois par habitude, elle ** s’avère moins banale qu’il n’y parait.
Dans son utilisation ordinaire, n’y aurait-il pas l’écueil de certitudes bornées ?
Certitudes bornées et tenaces, pourtant toujours d’actualités en ce début de XXI ième siècle…

Certaines même se vautrent dans ces caniveaux où l’espace public se perd de plus en plus fréquemment. Loin des valeurs comme l’éthique, l’honnêteté intellectuelle, la dialectique…
Devrions-nous supporter longtemps, par exemple, une sorte de saut réel (cf un épisode d’une actualité locale récente), qui nous fait régresser vers une pente inquiétante contre la loi de 1905 ? Pente qui nous entraîne vers un mur de la désolation, vers un roc, son supposé saint pèlerin…    où une pseudo raison carriériste s’égare sur les chemins pathétiques de la croyance...

sectes, celles qui ont réussi, religions, illuminati, confusionnisme, créationnisme entretiennent, en réalité, la confusion dans les esprits. « Depuis que sont décrits des phénomènes évolutifs en astronomie, en géologie et en biologie, les créationnistes *** (pour seul exemple), entretiennent la polémique à cet égard, car l'explication scientifique de ces phénomènes n'est pas compatible avec leur interprétation des textes religieux.
Le débat relève d'enjeux politiques importants, notamment en matière d'enseignement, de recherche scientifique, de liberté d'opinion et de croyances ».
Ce qui, selon eux ***, bien sur, s'opposerait au principe de l'évolution du vivant, aux recherches de Darwin, entre autres...

La théorie de l’évolution de Charles Darwin (1809 – 1982)       
 « La terre a été peu à peu colonisée par les plantes, des organismes unicellulaires qui, de mutations en mutations, ont évolué vers des êtres plus complexes : les animaux (dont l’homme).
L’évolution se fait par sélection naturelle, ce sont les animaux les plus adaptés à leur milieu qui survivent. Ce sont donc eux qui auront le plus de chance de se reproduire, et donc de transmettre leurs gènes. 
Un animal qui aurait une anomalie génétique, par exemple plus de poils que ses congénères, aura plus de chance de survivre dans un environnement plus froid. Il pourra donc transmettre cette "anomalie positive" à toute sa descendance. Cette mutation se diffusera rapidement à toutes les nouvelles générations de cette espèce…

Actuellement, la théorie de l’évolution progresse au fur et à mesure des découvertes.
Parfois une découverte pose plus de questions qu’elle n’apporte de réponses ! Un nouvel ancêtre découvert ne vient pas forcément s’inclure de manière exacte dans le buisson de l’évolution des hominidés et nous n’avons pas encore trouvé le fameux "chaînon manquant".  
Le Darwinisme est vivant... et de nombreuses théories se sont appuyées sur ses propos visionnaires : la synthèse ou les équilibres ponctués par exemple... » 

Raison et croyance : constat d’une répétition dramatique dans l’histoire et encore au XXI ième siècle, où la croyance primerait sur la raison et les connaissances matérialistes dialectiques depuis Anaximandre, Epicure, Lucrèce, où le pathos allumé du bocal primerait sur le logos…
Blaise Pascal (1623 -1662) ne s’est il  pas égaré sur ce sujet ? « Il faut savoir douter où il faut, se soumettre où il faut, croire où il faut. » 
« Bien qu’il se soit montré très savant dans plusieurs domaines, (il a écrit, entre autres, de nombreux opuscules de géométrie), dans ce discours, Pascal souligne d’abord que certaines marques sensibles de l’existence de Dieu restent cachées, impénétrables à la raison
cf « Les paris stupides…un certain Blaise Pascal » écrivait Jacques Prévert. (1900 – 1997)

Honnêteté scientifique
En dehors de certains charlatans qui ne sont, au final, que des usurpateurs faussement scientifiques, ne comptez pas sur un certain nombre de scientifiques pour prétendre, détenir LA vérité définitive comme s’ils étaient les dieux du « savoir pouvoir ».
 « C’est lorsque nous croyons savoir quelque chose qu’il faut justement réfléchir un peu plus profondément. » Frank Herbert (1920- 1986)

- sans aucun doute -  affirmé scientifiquement, s’appuie sur des théories comme celles, par exemple, de Newton (1642 – 1727), ou de Darwin. Elles s’appuient sur une démonstration et se confrontent au « principe de réalité ».
Mais cette affirmation s’inscrit dans le cadre précis de leurs études.
Il se trouve qu’un scientifique qui se respecte a ce souci épistémologique de se confronter « à l’étude critique des sciences, destinée à déterminer leur origine logique, leur valeur et leur portée (théorie de la connaissance) ».

Une fois de plus, nous pourrions nous éloigner des prétentions de notre époque et considérer notre temps aussi avec l’éclairage de l’histoire notamment de la philosophie.

« De rerum natura (de la nature des choses) – Lucrèce (94 av j c – 54 av j c). Comment les angles s'arrondissent. Lucrèce fait observer qu'en fait, la tour qui semble ronde ne le semble pas comme l'est un objet vraiment carré, mais plutôt à son image : le terme fait transition vers l'exemple de l'ombre. Cette observation ne traduit pas un vacillement dans son raisonnement, mais au contraire indique déjà que l'erreur vient d'une inattention aux données exactes des sens et au jugement précipité de l'esprit à leur sujet, toujours tenté de ramener l'inconnu au connu et de confondre les ombres avec ce qu'elles imitent. » (cf, par ailleurs, le mythe de la caverne de Platon)

Le doute cartésien est une composante de la philosophie de René Descartes (1596 – 1650) qui se décline en plusieurs modalités au long de son œuvre. Il y a ainsi le doute concernant la vérité de nos perceptions, doute qui porte sur les sens, et qui est appuyé, par l'exemple des illusions d'optique. René Descartes aurait emprunté cet exemple à Lucrèce, une tour carré semble ronde dans le lointain, ou bien encore les statues colossales au sommet des architectures, celles de Palladio par exemple, semblent petites vues d’en-bas. 
« La recherche de la vérité, à laquelle s'adonnent philosophes et savants, passe par la ruine préalable de l'opinion. Il y va de la "fermeté et de la solidité" de la pensée. Le rejet de l'opinion est la condition première et sine qua non de l'instauration de la pensée en même temps qu'il en est la démarche primordiale. L'opinion est l'ennemi numéro un (de la pensée) à abattre. » (écrit en lien avec la pensée de René Descartes).
 « Si on commence avec des certitudes, on finit avec des doutes. Si on commence avec des doutes, on finit avec des certitudes ». Francis Bacon (1561 – 1626).
Encore faut-il prendre les mesures critiques et intègres de ces doutes et ces certitudes…

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